» Ferrailleurs des mers « , de Paolo Bacigalupi

Ferrailleurs des MersRésumé

Fin du XXIème siècle, ère post-pétrole, les Etats-Unis sombrent dans le tiers-monde. Dans un bidonville côtier de Louisiane, Nailer, un jeune ferrailleur, dépouille avec d’autres adolescents les carcasses de vieux pétroliers pour récupérer des métaux qu’ils revendent pour survivre. Mais un jour, il découvre un voilier naufragé ultramoderne qui renferme des richesses phénoménales et une belle jeune fille en très mauvaise posture. Nailer va-t-il la sacrifier pour partager le trésor avec les siens, ou la sauver et vivre les aventures maritimes dont il rêve depuis toujours ?

4 scarabees

 

Avis de lecture

Je remercie Anne et Arnaud ainsi que les éditions Au diable Vauvert de m’avoir permis de lire ce roman pleins d’aventures. Je connaissais l’auteur de nom par son précédent livre « La fille automate », même si je n’ai pas eu l’occasion de le lire. Lire son deuxième roman m’a tentée, même s’il est estampillé roman jeunesse, car je ne doutais pas qu’il avait crée un univers fort complet et original. Et de ce côté là je ne fut pas déçue. Le premier chapitre nous amène directement au côté de notre héros, Nailer. Il nous embarque dans un univers particulier, avec ses codes, son vocabulaire et ses croyances aussi. Nailer, jeune garçon (13 ou 14 ans je crois) fait parti des Légers, une équipe composée d’enfants, chargée de désosser de vieux navires pour en rapporter du cuivre, qui est ensuite revendu. C’est un univers impitoyable qui est nous est dévoilé dans les 5 premiers chapitres. Ce qui compte, c’est de survivre et les enfants sont vite propulsés dans ce monde d’adulte dur où, sans protecteur, il ne fait pas bon de vivre. Ce sont justement ces conditions de vie difficiles qui fait que l’on s’attache à Nailer. Depuis la mort de sa mère, la vie n’est pas rose pour lui et il subit les comportements lunatiques et violents de son père. Son temps, il le partage donc surtout avec son équipe et notamment Pima, la chef d’équipe, qui peut s’apparenter à une grande soeur pour lui.

Après nous avoir installé dans ce milieu, l’auteur passe à l’action. La tempête est fini, Nailer et Pima découvre un clipper échoué. Rappelez-vous c’est la loi du plus fort, alors quand ce bateau pleins de richesse apparait, il ne songe qu’à cacher le butin. Hors à son bord, une fille de riche est encore vivante et Nailer refuse de la tuer. Mais les ennuis commence alors que Richard Lopez et sa bande découvre le bateau puis l’endroit où se cache son fils Nailer, Pima et la jeune survivante. Lorsque l’on apprend réellement les origines de Nita et le fait qu’elle se trouve au coeur d’un conflit, les choses se compliquent encore.

C’est le début de l’aventure, on ne s’ennuie pas un instant. Nos personnages s’en remettent à la chance et au Destin, les seuls dieux admis dans ce monde hostile. Car s’il y a bien une chose que comprennent les ferrailleurs et ceux vivant dans les bidonvilles, ce n’est pas par le travail que l’on améliore sa vie, c’est avec de la chance et le Destin que l’on saisit lorsqu’il se présente. Il se trouve que Nailer a de la chance à revendre justement. J’ai vraiment aimé suivre la fuite de Nailer et Nita, qui du coup nous amène à en savoir plus sur le monde dans lequel ils vivent, un monde où la misère et la richesse se frôlent mais ne se mélangent pas. Par contre, j’ai eu du mal à apprécier le personnage de Nita, parfois très hautaine, mais aussi menteuse et fausse avec ceux qui l’ont sauvée. Mais au contact de Nailer, le coeur sur la main, on sent qu’elle change.

Ce livre mérite qu’on en parle. L’auteur m’a emportée dans son univers atypique et son écriture très vive, fait que j’ai eu du mal à lâcher ce roman. J’ai aussi apprécié la maturité de ces jeunes personnages, forcée par le monde dans lequel ils vivent.

A noter qu’en octobre 2013, sort Les cités englouties, la suite de Ferrailleurs de mers. Il est présenté comme une suite, mais le résumé que j’en ai vu ne mentionne pas Nailer ou Nita, alors je me demande si ce livre n’est pas destiné à approfondir l’univers crée par l’auteur. Affaire à suivre…

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4 réflexions au sujet de «  » Ferrailleurs des mers « , de Paolo Bacigalupi »

  1. La fille automate est pour moi un chef d’oeuvre ! Donc, il faut vraiment que je me lance dans cette lecture aussi, même si j’étais freiné par l’étiquette « jeune adulte »

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