» Une sainte  » d’Emilie de Turckheim

Emilie-de-Turckheim-Une-sainteRésumé

«Vous avez exprimé le souhait d’intervenir en milieu carcéral en tant que visiteur de prison. Il fronce les sourcils. C’est marqué visiteur mais ça vaut pareil pour les femmes, tranche-t-il. Vous ne chercherez pas à dissimuler des propos ou des agissements antérieurs qui, par leur nature subversive, prouveraient que vous êtes susceptible. Il lève des yeux n’exprimant rien, des yeux de truite morte. Je ne comprends pas bien ce que, dit-il, semblant demander de l’aide au calendrier scotché à la porte du bureau. Ah d’accord, dit-il, ça continue après. Qui, par leur nature subversive, prouveraient que vous êtes susceptible de troubler l’ordre au sein des établissements pénitentiaires.»

1 scarabee

 

Avis de lecture

Lorsque l’on m’a parlé de ce livre, je me suis dit : ça pourrait être drôle. Un personnage qui a pour vocation d’être sainte, mais qui par ses actes est loin de l’être finalement. Et même avec les meilleures intentions du monde, elle ne fait pas le Bien (je pense au chat qui apparait au début de l’histoire notamment).

Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais en tout cas, lorsque j’ai entamé ma lecture, j’ai été dérouté par le style de l’auteur. Il y a déjà cette façon de parler de son personnage principale qui surprend : l’héroïne, pas de prénom, ce qui maintient une certaine distance avec le personnage. De même l’écriture me parait par moment haché, sèche pour raconter des évènements du passé. On a aussi par moment du mal à reprendre son souffle avec des phrases très très longues. En revanche, j’ai aimé les parties où l’héroïne conte des histoires à sa mère, aussi bien pour l’écriture que pour le sens de ses contes faisant écho au récit. Une autre particularité est que les dialogues sont incorporé dans le corps du texte, mais habillement écrit pour que l’on si retrouve.

Les personnages ont aussi leur part de responsabilité dans le fait que cette lecture m’ait dérouté. Il faut dire que l’auteur nous sert un panel de personnages atypique, auxquels on ne s’attache pas, mais qui offre tout de même quelque chose de surprenant. Il y a l’héroïne qui aspire à devenir une sainte. Elle s’avère naïve, à la limite de l’inconscience, et dangereuse pour ceux qui ont le malheur d’être dans son viseur de faiseuse de bonne action. Ensuite, sa mère internée, un peu à l’ouest qui aime quand sa fille lui raconte des histoires de saints. Marie, la meilleure amie de l’héroïne, tout aussi naïve, si bien qu’elle tourne comme actrice de films pornos, sans même avoir conscience. Le moment où elle parle de son jeu d’actrice, qu’elle le donne à voir à son amie pour en discuter, est un passage assez drôles, je dois le reconnaitre, et décalés. Enfin je pense aussi au vieux voisin qui en pince pour l’héroïne, et le prisonnier qu’elle visite, malheur à lui.

Comme je l’ai dit au début de l’article, le style de l’auteure m’a déroutée, mais j’ai fini par m’y habituer et suivre le parcours de l’héroïne pour accomplir sa vocation de sainte m’a bien plu, mais arrivé au trois quart du livre, j’ai été lassée de la tournure que cela prenait. J’ai tout de même voulu achever le livre, mais sur la fin je le lisais plus en diagonale. Si j’ai apprécié quelques points, cette lecture sera, malgré tout, une petite déception.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s