L’échange des princesses, de Chantal Thomas

Résumé

En 1721, Philippe d’Orléans est Régent, dans l’attente que Louis XV atteigne la maturité légale. L’exercice du pouvoir est agréable, il y prend goût. Surgit alors dans sa tête une idée de génie : proposer à Philippe V d’Espagne un mariage entre Louis XV, âgé de onze ans, et la très jeune Infante, Maria Anna Victoria, âgée de quatre ans – qui ne pourra donc enfanter qu’une décennie plus tard. Ce laps de temps permet l’espoir d’un « malheur » qui l’assiérait définitivement sur le trône de France… Et il ne s’arrête pas là : il propose aussi de donner sa fille, Mademoiselle de Montpensier, comme épouse au jeune prince des Asturies, futur héritier du trône d’Espagne, pour conforter ses positions.
La réaction à Madrid est enthousiaste, et les choses se mettent vite en place. L’échange des princesses a lieu début 1722, en grande pompe, sur une petite île au milieu de la Bidassoa, la rivière qui fait office de frontière entre les deux royaumes. Tout pourrait aller pour le mieux. Mais rien ne marchera comme prévu.

3 scarabees

Avis de lecture

Lorsque j’ai lu le résumé de ce livre, c’est le fait que « rien ne marchera comme prévu », qui m’a intéressée. A noter qu’ici, il s’agit certes d’un roman mais l’auteure s’est appuyée sur un fait : cet échange de princesse. Elle cite également des extraits de correspondances, ce qui est très intéressant.

Le roman s’organise en 4 parties et un chapitre sur deux, l’action se situe en Espagne puis en France et se déroule sur 4 ans. Il développe ainsi la phase de négociation de l’échange, l’échange à proprement parler, la vie des deux princesses dans leur nouvelle famille et enfin la désillusion pour chaque camps, car rien ne se passe comme prévu. J’ai eu l’impression que l’auteure avait tout de même privilégié l’histoire d’amour à sens unique entre Louis XV et Marie Anne Victoire.

L’alternance des chapitres du côté France puis Espagne, nous pousse à comparer ses deux couples où l’amour n’est décidément pas réciproque. Une sorte d’aveuglement subsistent pendant les trois quart du livre. On éprouve ainsi de la compassion pour eux, pour ces enfants qui se comportent comme des adultes. Mais Chantal Thomas ne manque pas de nous rappeler que ce ne sont que des enfants jeté dans les intrigues de la Cour, dans ce jeu de pouvoir. C’est notamment l’infante qui m’a le plus touchée, par son innocence, elle charme tout le monde, par son empressement à vouloir plaire à son futur époux. Par ailleurs, j’ai apprécié la façon dont Chantal Thomas décrit le jeu de dupe auquel se livre les deux familles royales, en enjolivant leur situation respectives.

Pour conclure, j’ai aimé le style de l’auteure, le roman dans sa globalité même si j’ai trouvé curieux les passages donnant la parole aux poupées de l’infante. De plus le roman se clôture comme on s’y attend, mais peut-être un peu trop sèchement. Si c’est un bon livre, que j’ai lu avec intérêt, ce n’est pas celui qui aura le plus marqué mes lectures de la rentrée littéraire.

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