Chroniques des ombres, de Pierre Bordage

Résumé

Après la guerre nucléaire, une pollution mortifère a confiné la partie privilégiée de la population mondiale dans des mégapoles équipées de filtres purificateurs d’air. La plupart des capitales sont désormais regroupées en Cités Unifiées. NyLoPa réunit New York, Londres et Paris et compte 114 millions d’habitants. Les citoyens sont équipés d’une puce d’identité et la sécurité est assurée par une armée suréquipée qui fait office de police, les fouineurs, sorte de super détectives, un corps spécial composé d’individus sélectionnés pour leurs capacités analytiques.
Dans ce monde en survie à l’équilibre plus que précaire, des centaines de meurtres sont soudain perpétrés, dans toutes les villes et en quelques minutes, par d’invisibles assassins. On soupçonne une secte d’en être à l’origine, mais l’enquête menée par les fouineurs va les plonger dans un enchevêtrement de complots et de luttes de pouvoir, tandis que les Ombres continuent de frapper de plus belle.
Remontant la piste, les fouineurs vont être entraînés hors des cités, dans le ‘pays vague’, à l’extérieur du monde civilisé, le lieu inconnu de tous les dangers…

4 scarabees

Avis de lecture

Récemment, j’ai lu Silo, d’Hugh Howey, un roman post-apocalyptique pour lequel j’ai eu un gros coup de coeur. Ce roman n’a qu’en commun avec celui de Pierre Bordage le fait de se dérouler dans un futur, après une guerre qui a ravagé l’humanité. Les survivants, dans ces deux romans, se sont organisés pour survivre, mais tout va voler en éclat. Voilà ce qui réunit ces deux romans, ça et l’enfermement de tout ou une partie de sa population « pour son bien ». C’est ce que j’aime dans la SF, de voir la manière dont des auteurs crée des mondes si différents à partir d’une même base.

Ici, Pierre Bordage a créé, développé un nouvel ordre du monde cohérent, complexe, complet qu’il serait difficile de vous décrire pour vous en montrer l’ampleur. Mais je vais essayer. Imaginez que le monde se divise en deux, d’un côté le monde civilisé avec les cités unifiées, tels que NyLoPa, de l’autre le pays horcite (hors cité) exclu par les cités. Dans les cités, la nanotechnologie est très avancée, les habitants ont des biopuces implanté dans le cerveau, des boucliers, des filtres protègent la cité du monde extérieur, un enfermement qui n’est pas sans conséquence. Dans le pays horcites, contre toute attente, ils ont survécu, se sont adaptés, la pollution engendra parfois des mutations génétiques sur cette population, mais le chaos, les guerres de clans y règnent. Hors ces deux « mondes » se trouvent confrontés à des vagues de meurtres contre lesquels il est impossible de lutter, les tueurs étant tantôt indestructibles, tantôt insaisissables.

Dans ces deux « mondes », nous suivons un groupe de personnages. Au coeur de la cité unifié de NyLoPa, les fouineurs, dont notre jeune héros Ganesh, sont en état d’alerte et enquête sans relâche pour stopper ces vagues meurtrières qui instaurent la panique au sein de la population et menacent l’équilibre des cités. Nous suivons ainsi Ganesh au fil de son enquête, mais il n’est pas un fouineur ordinaire et ce qu’il va découvrir va l’emmener hors de la cité. Dans le pays horcite, c’est un groupe composé de Deux lunes, un guérisseur, de Naja, une jeune femme au fort caractère. Leur groupe va s’agrandirent de Josp notamment (un personnage que j’ai beaucoup aimé) et leur fuite vers le sud, va prendre une autre tournure lorsqu’ils décident de combattre les cavaliers qui terrorisent la population. On s’attache à tous ces personnages, avec lequel l’auteur n’est pas toujours tendre et dont le chemin va être semé d’embûche. Finalement ce gros pavé de 750 pages se lit tout seul. L’auteur prend d’ailleurs soin de finir ses chapitres sur une situation d’urgence, un suspens qui nous saisit et nous fait tourner les pages encore et encore.

Pour finir, avant de vous dire la phrase d’usage applicable au livre que j’ai adoré, voici quelques sujets que j’ai trouvé très intéressants dans ce roman: le rapport de l’homme à la nature ou en tout cas à la Terre, la question de l’humanité qui s’est perdu elle-même, le rapport de l’homme à l’autorité, dans le roman il y a donc la loi du plus fort qui règne au pays horcite; dans les cités, c’est une pseudo-démocratie, une société en réalité totalitaire, sous surveillance constante.

Lisez ce roman, il vaut le détour. Vous pouvez le lire en feuilleton en format numérique ou en livre.

Et merci à Anne et Arnaud, ainsi qu’Au diable Vauvert de m’avoir permis de lire ce roman.

 

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