Loupo, Jacques-Olivier Bosco

Résumé

Loupo, Kangou et Le Chat se sont rencontrés dans l’antichambre de l’enfer, à l’Assistance Publique. Orphelin, fugueur ou petit voyou, leur galère ne faisait alors que commencer… Vingt ans plus tard, la vie, ils ont décidé de la cramer… Ils sont devenus voleurs, braqueurs et délinquants. Les casses, les flingues, le fric, l’adrénaline, la révolte, la nuit… Ils sont comme l’orage, sombres et déchaînés… Sur les tuyaux du Chat, Loupo et Kangou, son ami, son frère, écument les bureaux de poste et les banques de la région parisienne.
Pour l’argent, pour le plaisir, pour le frisson glacé… Jusqu’au jour où lors d’un braquage, Loupo tire par erreur sur un môme et le blesse grièvement. Après, c’est comme dans un rêve, plus la fin approche, plus les images s’effilochent… Les flics lancés à leurs trousses, une meute des cités qui leur colle aux basques, ils deviennent des loups… Disparaître, se livrer, tuer ou être tués… L’étau se resserre, mais avant, il leur faut solder les comptes et régler définitivement l’addition… Sombre et brutal, un roman noir et désespéré, avec ses paumés, ses filles amoureuses, ses turbulences et la mort qui guette au coin d’une rue mal pavée.

3 scarabees

 

Avis de lecture

Voilà bien longtemps que je n’avais pas lu un roman noir français, avec une écriture aussi brut et ce fut un régal. Je devrais peut-être en lire plus souvent… En tout cas, ce sont les avis positifs lus à droite à gauche sur des blogs, qui m’ont donné envie de lire ce roman.

Ancré dans notre temps, auprès de jeunes désœuvrés qui braquent, trafiquent et mêlant des histoires de gang des cités, ce roman est en fait le récit d’un braquage raté et de ces conséquences pour Loupo, dit le Flingueur.

J’ai beaucoup aimé ce roman assez court qui se lit d’une traite. J’ai apprécié la façon dont on pénètre dans le monde de Loupo, dont il confie ce qu’il ressent, le jugement qu’il porte sur lui, par moment il fait même de l’auto-dérision.

J’ai aussi aimé le style très rythmé, parfois hachuré, qui tend à illustrer la tension du narrateur au fil du roman. Autre particularité de ce roman : l’auteur donne une certaine animalité à ses personnages en leur conférant des surnoms d’animaux par exemple. Des surnoms que le narrateur explique : la violence, la rage des jeunes livrés à eux-mêmes, ils deviennent des prédateurs, car la loi du plus fort règne.

Bref, voilà un roman qui m’a plu pour son écriture, pour l’énergie qui s’en dégage. Je ne me suis peut-être attachée tant que ça au personnage après réflexion, mais lorsque j’ai entamé le livre, j’étais vraiment dedans.

Pour finir, voici un passage qui m’a semblé bon, pour vous donner une idée du style :

« Roule, roule, engouffre-toi dans l’air froid, la nuit et la banlieue. Entre les barre, le long des grillages déchiquetés, des fenêtres cassées, des cuisines glacées, du dernier verre de rouge, la dernière latte de beuh, la branlette même si on l’a déjà fait, et la gamine qui rêve d’amour. La moto fonce. Je suis collé derrière, mes bras serrés autour de Kangou, je vois défiler les cités et je ne peux pas empêcher la musique de frapper dans mon crâne, un riff de Metallica […] j’ai chaud, mon flingue brûle contre mon ventre, se fondant dedans. « 

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2 réflexions au sujet de « Loupo, Jacques-Olivier Bosco »

  1. Merci pour cette jolie et pointue chronique sur mon livre, c’est d’autant plus agréable que vous ne faites pas partie des services de presse de l’éditeur; une vraie lectrice qui a acheté le livre. je vous souhaite encore plein de belles lectures et de très belles fêtes.
    Jacques Olivier

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