» Le bâtard de Kosigan « , de Fabien Cerrutti

DSC03254Résumé

Le chevalier assassin, Pierre Cordwain de Kosigan, dirige une compagnie de mercenaires d’élite triés sur le volet. Surnommé le « Bâtard », exilé d’une puissante lignée bourguignonne et pourchassé par les siens, il met ses hommes, ses pouvoirs et son art de la manipulation au service des plus grandes maisons d’Europe. En ce mois de novembre 1339, sa présence en Champagne, dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil, en inquiète plus d’un. De tournois officiels en actions diplomatiques, de la boue des bas fonds jusqu’au lit des princesses, chacun de ses actes semble servir un but précis. À l’évidence, un plan de grande envergure se dissimule derrière ces manigances. Mais bien malin qui pourra déterminer lequel… Dans la lignée des meilleurs romans de fantasy historique comme Le Lion de Macédoine de David Gemmell, Le Bâtard de Kosigan mélange avec brio la fantasy anglo-saxonne et l’histoire de France. Fabien Cerutti nous conte, dans ce roman qui se lit avec beaucoup de plaisir, une aventure pleine d’humour, de panache et de surprises…

Notation sur 5

Intrigue : cinq scarabees

Personnages : cinq scarabees

Écriture : 4 scarabees

Avis de lecture

Le bâtard de Kosigan est le premier tome d’une série très prometteuse. La première scène donne le ton et un bon aperçu de la personnalité du personnage principale Pierre Cordwain de Kosigan, dit le bâtard de Kosigan. J’ai tout de suite adoré ce personnage malin, retors, calculateur – j’imagine volontiers un air malicieux sur son visage – et ce mercenaire qui garde tout de même un côté chevaleresque, grand amateur de batailles et de joute. Par ailleurs, un mystère flotte autour de lui, de sa nature, et en refermant le livre notre curiosité est piqué au vif.

Le temps de l’action est assez bref (quelques jours) et l’action se déroule durant un tournoi organisé en Champagne, dont les enjeux sont très importants a plus d’un titre.

Ce que nous lisons est le journal de Kosigan et il nous y explique la situation actuelle, nous décrit un monde moyen-âgeux bien éloigné de ce que nous pouvons imaginer. En effet, au delà du pouvoir de l’Église et de l’omniprésence de l’Inquisition, c’est aussi un monde peuplé de races anciennes, telles que les elfes, les ogres qui est en proie à l’extinction. Dans ce journal outre le récit de ces péripéties, de ses intrigues journalières qui sont bien entendu liés au tournoi, c’est un monde complexes où les uns veulent le pouvoir, ou d’autres veulent vivre et préserver leur liberté. Un univers complet auquel j’ai totalement adhéré.

Mais il y a autre chose que j’ai vraiment apprécié ici. Outre le journal du mercenaire qui se déroule sous nos yeux, il y a également le récit épistolaire d’un homme vivant en 1899, qui serait le descendant de Kosigan. Recevant un héritage pour le moins étrange, cela l’amène sur les traces de son aïeul qui n’a pas laissé de traces dans l’histoire officielle. Souvent un chapitre sur deux, j’ai apprécié de lire ces lettres, et à la fin de voir la découverte qu’il fait, de voir que finalement le journal de Kosigan apporte un petit éclairage sur l’origine du coffre, etc… L’auteur joue habilement sur les deux plans, le journal de Kosigan et les lettres de son descendant. Aux vues des révélations finales dans l’un et dans l’autre, je n’ose imaginer la suite (enfin si j’ai osé). Vivement la sortie du second.

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