« La malédiction du bandit moustachu », d’Irina Teodorescu

La-Malediction-du-Bandit-Moustachu_6919Résumé

Quelque part à l’est au début du XXe siècle, Gheorghe Marinescu se fait faire une beauté chez le barbier.
Déboule un homme à longue moustache qui réclame la meilleure lame du commerçant. Gheorghe lie amitié avec le moustachu, découvrant qu’il ne jure que par la bouillie de haricots blancs.
Accessoirement ce bandit de grand chemin, qui amasse des trésors pour les redistribuer aux nécessiteux, révèle sa planque.
Ni une ni deux, l’envieux Marinescu commet l’irréparable. Voilà comment une malédiction s’abat sur Gheorghe et toute sa descendance, jusqu’en l’an deux mille. Et en effet.
Le rythme est trépidant, le ton enlevé, un premier roman tragique et loufoque à la fois.

Notation sur 5

Intrigue 3 scarabees

Personnages 4 scarabees

Écriture 3 scarabees

Avis de lecture

Voici un premier roman très court. Le début de l’histoire est assez insolite. L’auteur a une écriture de conteuse et commence son récit par la rencontre entre le bandit et Gheorge pour nous montrer l’origine de cette malédiction. Ensuite au fil des chapitres, c’est toute la descendance de Gheorges, celle de ses fils et filles, et à leur tours de leurs enfants et petits-enfants qui va nous être conté. La menace de cette malédiction, que deux personnages ont tenté de lever en vain, pèse sur les aînés, « parce que c’est toujours les aînés qui sont victimes des malédictions »…

L’action se déroule au début du XXe siècle et je dois avouer qu’à un moment je me suis cru à l’époque féodale avec le côté seigneurial de cette famille dont certains membres veulent préserver leur sang-bleu et tienne à ne pas se mélanger au peuple. J’avais oublié que le résumé le mentionnait et c’est l’évocation d’une voiture qui m’a fait réaliser que l’action se déroulait au XXe.

La forme du récit est assez particulière. Les chapitres sont assez courts et comme je l’ai dit traite à tour de rôle des descendants de Gheorge. Alors je précise que plusieurs chapitres peuvent concernés un même personnage et tant mieux car sans cela il n’y aurait pas d’attachement. Au fil de ce roman, on déteste autant qu’on aime des membres de la famille Marinescu. Les surnoms dont ils sont affublés nous font rire, la manière dont l’auteur présente chacun des personnages avec un brin de facétie, d’humour est appréciable. Mais cela n’empêche pas une certaine froideur, une brutalité dans certaine situation. Une autre particularité est que l’auteur incorpore les dialogues dans le corps du texte sans même les signaler par des guillemets, allant même parfois, au sein d’une même phrase, y incorporer les dires de plusieurs personnages, les virgules suffisant à faire la séparation. Ainsi le « je » s’insinue dans le récit à la 3e personne et vient aussi s’ajouter au » je » du narrateur. Je m’y suis vite habituée et cela ne m’a pas gêné dans la lecture, au contraire.

Pour finir, je dirais qu’au fil du récit, la malédiction perd de son importance, ou en tout cas n’est plus mentionné par les personnages qui en garde le secret pour ne pas que le poids de cette épée au-dessus de la tête ne viennent perturber l’existence de chacun. Ce que je retiens aussi c’est le style de l’auteur et une écriture qui joue sur différentes tonalités. La forme du récit est pourvue de  qualités, mais si l’histoire n’est pas transcendante finalement, j’ai tout de même apprécié de suivre la famille Marinescu et les épreuves que ses membres ont traversé.

 

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