« Comment s’en mettre plein les poches en Asie mutante », de Mohsin Hamid

comment-s-en-mettre-plein-les-poches-en-asie-mutanteRésumé

Lecteur, lectrice : tu viens d’acquérir le nouveau roman de Mohsin Hamid. Grand bien t’en a pris. Car celui-ci va te permettre de découvrir comment t’en mettre plein les poches en Asie mutante, comme le héros de cette édifiante et rocambolesque épopée : né dans la plus insigne pauvreté, au coeur de la campagne d’un pays anonyme du continent indien, il va monter à la ville, parfaire son éducation, rencontrer l’amour, flirter avec la tentation politique, puis faire fortune par le plus inattendu des moyens. Ce sont, en une poignée de pages, quatre-vingts années d’une vie d’homme que tu tiens entre tes mains – « un homme fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui » à l’heure de la mondialisation galopante. Et si cette fable contemporaine et universelle te fait verser quelques larmes, ne t’en fais pas, car celles-ci jailliront avant tout du plaisir et de l’émotion que tu t’apprêtes à éprouver en lisant ce petit joyau de littérature.

Notation sur 5

Intrigue 2 scarabees

Personnages 2 scarabees et demi

Écriture 3 scarabees

Avis de lecture

Un titre qui a accroché mon regard, une quatrième de couverture qui interpelle, je me suis donc laissée tentée, par ce roman atypique, qui m’a toutefois perdu à quelques reprises…

Ce roman retrace le parcours d’un homme « né au coeur de la pauvreté d’un pays anonyme du continent indien », un personnage dans lequel le lecteur est amené à « se fondre » puisque le récit se fait à la deuxième personne, mais, pour ma part, ça n’a pas pris tout de suite . Ainsi cela donne :  » Ton chef se met à t’observer de près, puis il recommande à ceux de tes camarades en lesquels il place le plus de confiance de te surveiller.« (p.85) ou encore « Ton mentor mène sa conversation téléphonique dans un dialecte rural qu’il présume inconnu de toi, pensant que tu es un gars de la ville« , (p.91). Je n’ai jamais lu de roman à la deuxième personne, c’est un peu troublant au début d’être interpelé par le récit.

Au fil des chapitres, nous suivons donc sa progression. Les chapitres commencent à peu près tous de la même façon en évoquant un livre de développement personnel « . P.10 : « ce livre est donc un manuel de développement personnel […] son objectif est de te montrer comment s’en mettre pleins les poches en Asie mutante« . Et si on regarde l’intitulé des chapitres, cela va dans ce sens, chaque chapitre est consacré à un thème qui fait progresser, qui va apprendre des choses à notre personnages. Par ailleurs, le livre n’est pas dénué d’humour et d’autodérision. Cette phrase par exemple : «  par exemple pourquoi persistes-tu à lire ce roman étranger  encensé de toutes parts et fantastiquement ennuyeux, te traînant de page en page _ »que ça s’arrête par pitié »_ à travers une prose lente comme la poix et une prétention stylistique embarrassante, sinon par envie de comprendre des contrées lointaines qui, mondialisation oblige, ont de plus en plus d’impact sur ta vie ? » et elle intervint dès le 2e chapitre… Il faut l’avouer : oui par moment je me suis traînée de page en page, pour reprendre ses termes, et c’est cette dose d’humour m’a  rafraîchi de temps en temps.

Donc vous l’aurez compris cette lecture, pour moi, a été par moment difficile. Cette fable ne m’a pas séduit jusqu’au bout malheureusement, mais ce que je garde en mémoire de ce livre son style d’écriture originale et quelques passages intéressants.

 

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