« Un père idéal », de Paul Cleave

DSC04129Résumé

Jack Hunter a longtemps été un bon époux et un père idéal. Un homme bien sous tous rapports, hormis cette petite manie secrète et discutable : le meurtre violent de prostituées. Aussi son fils Edward ne s’attendait-il pas à ce que la police vienne un jour frapper à la porte de leur maison si tranquille pour arrêter le premier serial killer de l’histoire de Christchurch, Nouvelle-Zélande. Vingt ans plus tard, Edward est à son tour devenu un citoyen modèle. Comptable sans histoire dans un cabinet d’avocats de la ville, il a tout fait pour oublier et faire oublier ses sombres origines. Mais le jour où sa femme est sauvagement assassinée, c’est vers son père, toujours derrière les barreaux, qu’il va se tourner pour prendre conseil. Pourra-t-il faire autrement que de marcher sur ses traces ? L’instinct de tueur est-il vraiment héréditaire ? Autant de questions qu’Edward va devoir affronter durant une folle semaine qui verra sa vie bien rangée basculer dans l’horreur.

Notation sur 5

Intrigue 4 scarabees

Personnages cinq scarabees

Écriture 4 scarabees

Avis de lecture

J’ai lu le premier roman de Paul Cleave, Un employé modèle, il y a quelques années. J’avais adoré et j’ai eu l’occasion d’acheter celui-ci à une foire à tout. Le titre (dans sa traduction) est dans le même genre que son précédent, mais ici, je trouve que cela ne lui convient pas trop. Si Jack Hunter était le personnage principal oui, mais vu que là il s’agit de son fils… Le titre en anglais Blood Men (Hommes de sang) est bien meilleur, à mon sens.

Le prologue est vraiment bon, nous laisse entrevoir le passé difficile d’Edward, mais aussi le vie qu’il a réussi à construire malgré tout ce qu’il a vécu. Edward est un comptable qui mène une vie tranquille, a une femme et une fille, a des projets pour l’avenir, mais aussi un homme qui reste hanté par ce père tueur en série, par les regards que l’on porte sur lui, le fils du tueur. Mais tout bascule très vite dans le livre et lorsque sa femme se fait assassiner, le monstre en lui semble se réveiller et Edward n’aura plus de répit. Car oui, il semble qu’il y ait un tueur en puissance enfoui en lui. Edward raconte la première fois où il a eu envie de tuer, la première fois où il a tué. Paul Cleave amène très bien la façon dont les choses basculent pour Edward, comment finalement l’idée qu’il possède ce gène de tueur va s’insinuer en lui, comment il va envisager de se tourner vers son père qu’il déteste. Le voilà lancé dans une spirale de vengeance qui réserve bien des surprises, de mauvaises surprises et dont il ne sortira évidemment pas indemne.

Paul Cleave m’a fait forte impression avec son précédent roman. Ici, ce n’est pas le même coup de coeur, mais j’ai très apprécié cette lecture. J’aime bien le fait qu’il crée un cadre commun à ses romans ( il ancre toujours son action à Christchurch, il mentionne même le Boucher de Christchurch, objet de son précédent livre). Comme dans son précédent roman, il prend le temps de nous faire partager les visions qu’ont ses personnages de la ville qui est en proie à la violence qui s’étend,  notamment Edward et l’inspecteur Schroder, mais son écriture et le ton sont tout de même différents ici, plus sombre je trouve.

Ce fut donc pour moi un plaisir de lire à nouveau Paul Cleave, et je me suis déjà procurée Nécrologie

 

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5 réflexions au sujet de « « Un père idéal », de Paul Cleave »

  1. Ah le grand Paul Cleave ! 😉 Oui il faut absolument lire Nécrologie (qui est encore différent) et surtout La collection juste après. Et tu te rendras ainsi compte de tout le génie du bonhomme 😉
    Merci pour cette belle chronique !

    1. Oui, j’ai vu qu’il avait sorti un nouveau roman (et tu l’as déjà lu, je viens de voir ça sur babelio !), mais j’attendrais le poche pour les avoir tous dans la même édition. Je pense lire Nécrologie bientôt, mais avant je vais m’attaquer au gros 22/11/63 de Stephen King.

  2. je ne connais pas cet auteur. je n’ai pas une grande culture polar, c’est vrai. j’ai aimé pendant un certain temps Patricia Cornwell et à un moment c’est devenu trop trash pour moi, j’aime par contre Elizabeth George, les polars scandinaves style Adler-Ôlsen je découvre peu à peu donc.
    si j’ai bien compris il vaut mieux commencer pas « L’employé modèle » ?
    je viens de lire une critique du « chuchoteur » de Carrisi et j’avoue que je suis mitigée, les meurtres d’enfants ça me gêne.
    j’ai lu que tu commençais « 22/11/63 » pour moi ça a été un régal. je viens de finir le T1 de « Le Fléau » version intégrale cela m’a plu aussi…

    1. Oui, il faut mieux commencer par celui-là et c’est mieux de faire la suite dans l’ordre de parution. Je n’ai encore jamais lu un des 4 auteurs que tu mentionnes… Je vais commencer le Stephen King oui, j’en ai entendu tellement du bien, il était temps que je l’attaque.

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