Les lauréats des prix littéraires

Le prix Fémina a distingué

– Du côté français, l’auteure haïtienne Yanick Laurens, pour Bain de lune. Ce livre retrace l’histoire d’un pêcheur qui découvre, échouée sur la grève, une jeune fille qui semble avoir été agressée. Lorsqu’elle se met à invoquer ses ancêtres, l’homme découvre un lourd passé familial. Les Lafleur et les Mésidor vivent dans un petit village d’Haïti. Les deux clans se détestent et pourtant lorsque Tertulien Mésidor rencontre Olmène Dorival, petite-fille d’un Lafleur, l’attirance est réciproque. Le roman s’en remet au chœur immémorial des paysans : eux ne sont pas dupes, qui se fient aux seules puissances souterraines.

– Du côté étranger, l’auteure israëlienne Zeruya Shalev pour Ce qui reste de nos vies. Il s’agit de l’histoire d’Hemda Horowitch, alitée à l’hôpital de Jérusalem, au seuil de la mort. Elle vit dans le passé et ressasse des souvenirs douloureux, notamment la difficulté d’aimer équitablement ses enfants, Avner et Dina.

 – Et pour le prix essai, c’est Paul Veyne avec Et dans l’éternité, je ne m’ennuierai pas: souvenirs.
Il raconte son enfance dans la petite bourgeoisie provençale, puis son entrée au Collège de France, ses amitiés de jeunesse qui lui font rencontrer les plus grands intellectuels du XXe siècle (Foucault, Aron et Char), sa retraite de villageois solitaire, son goût pour la poésie, son scepticisme radical ou ses drames personnels.

 

La prix Zorba pour :

Aurélien Bellanger avec L’aménagement du territoire. Le deuxième roman de l’auteur raconte le projet de la construction d’une ligne de TGV à proximité du petit village d’Argel qui soulève des passions et se retrouve au centre d’enjeux multiples.

Le prix Médicis revient à

– Antoine Volodine, Terminus radieux, qui raconte l’histoire de soldats fantômes et de morts vivants s’obstinant à vouloir faire perdurer le rêve soviétique dans une Sibérie irradiée et inhabitable.

– Pour les romans étranger c’est Lily Brett, pour son roman Lola Bensky , du nom de l’héroïne, fille de rescapés d’Auschwitz et travaille pour un magazine de rock australien. Novice dans le milieu, pas très mince, elle réalise des entretiens avec des stars montantes de la scène musicale. Il s’agit de son premier roman traduit en France.

– Le Médicis essai revient à Frédéric Pajak, Manifeste incertain 3, qui est le 3e volume d’une série commencée. Il se déroule en 1939. Walter Benjamin, qui a été interné dans un camp de travailleurs à Nevers puis libéré, s’enfuit de la capitale à l’arrivée des troupes de la Wehrmacht. Commence alors une errance dans le Midi puis les Pyrénées. Son destin et celui de Ezra Pound dans l’Italie fasciste s’entrecroisent, formant un tableau de cette époque troublée.  en 2012

Le prix Goncourt a choisi :

Lydie Salvayre, Pas pleurer, où elle revisite le thème de la guerre civile espagnole, en mêlant toutefois l’aspect historique avec l’histoire personnelle de sa mère.

Le prix Rernaudot :

– Du côté français a récompensé David Foenkinos, Charlotte, qui relate l’histoire de Charlotte Salomon, une artiste peintre juive allemande, déportée à Auschwitz à 26 ans alors qu’elle était enceinte. Avant sa mort, la jeune femme parvient à confier ses toiles, principalement autobiographiques, aujourd’hui conservées au musée juif d’Amsterdam.

– Du côté des essais Christian Authier, De chez nous

– et en poche Florence Seyvos, Le garçon incassable

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