« Que ta volonté soit faite », de Maxime Chattam

DSC04178Résumé

Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis… S’il n’y avait Jon Petersen. Il est ce que l’humanité a fait de pire, même le Diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin. Et là…

Réveillera-t-il l’envie de tuer qui sommeille en vous ?

Maxime Chattam nous manipule tout au long de ce récit troublant dont le dénouement, aussi inattendu que spectaculaire, constitue l’essence même du roman noir : la vérité et le crime.

Notation sur 5

Intrigue4 scarabees

Personnages4 scarabees

Écriture4 scarabees

Avis de lecture

Je ne découvre pas l’auteur, mais j’ai peu lu. J’ai lu Prédateurs, la première fois, que j’ai bien aimé. Ensuite, j’ai vu la sortie de sa série fantastique dont j’ai lu le premier tome. Ce qui m’a surpris c’est le style complètement différent, une tonalité un brin enfantine et naïve, mais j’avais assez bien accroché là aussi. Planning de lecture chargé, je n’ai pas encore lu les suivants par contre… Là, encore une fois, il me surprend en adoptant un autre style, mais on le retrouve tout de même bien là-dedans, avec cette thématique du Mal, de son origine.

Ici, il n’est  pas question de résoudre un crime, de deviner qui est le psychopathe, le « croque-mitaine » de l’histoire, puisqu’il nous ai dévoilé dès la 4e de couverture. Le récit tourne donc majoritairement autour de la figure de Jon Petterson, même si Chattam nous fait prendre des virages, des détours en focalisant le récit sur Jon lui-même ou encore le shérif, Riley (le fil de Jon) par exemple. En alternant les points de vue, il nous donne une telle vision des évènements et du personnage, que rien ne nous ai caché. Dès le premier chapitre, une ambiance particulière s’installe, un malaise survient. Mais pas question de laisser le lecteur sur ce sentiment, au contraire le narrateur fait une petite mise au point avec nous sur son statut, sur le récit, sur ce roman qui est aussi « le portrait d’une petite ville » : Carson Mills. C’est alors qu’il nous fait part de l’histoire de la naissance de Jon Petersen, que nous allons voir grandir, que nous allons voir se transformer au fil des pages.

On est bel et bien dans un roman noir, plongé dans une atmosphère particulière, dans une ville très croyante qui abrite un homme, un monstre qui va se réveiller. D’ailleurs difficile de ne pas remarquer la consonance religieuse du titre « Que ta volonté soit faite ». La religion qui tient justement un rôle important dans le livre, mais Jon semble au dessus de cela.

Comme d’habitude, les romans de Chattam sont empreints d’une violence abordée de manière franche, mais il n’y a rien de gratuit là dedans. Elle se fait d’abord discrète, on la sent qui croît en Jon, jusqu’à finir par exploser. La façon dont il développe ce personnage-là, et les autres aussi d’ailleurs (celui qui m’a le plus marqué reste Riley, le fils de Jon) est très soignée et une nouvelle fois l’auteur a réussi à m’embarquer. Et que dire de ce narrateur qui intervient à quelques (rare) moments dans le récit, et cette manière de nous interpelé, nous lecteurs, de nous faire tenir un rôle dans ce roman. Une fin pour le moins surprenante !

 

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2 réflexions au sujet de « « Que ta volonté soit faite », de Maxime Chattam »

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