« Au delà du mal », de Shane Stevens

au dela du malRésumé

A 10 ans, Thomas Bishop est placé en institut psychiatrique après avoir assassiné sa mère. Il s’en échappe quinze ans plus tard et entame un périple meurtrier particulièrement atroce à travers les États-Unis. Très vite, une chasse à l’homme s’organise : la police, la presse et la mafia sont aux trousses de cet assassin hors norme, remarquablement intelligent, méticuleux et amoral.
Les destins croisés des protagonistes, en particulier celui d’Adam Kenton, journaliste dangereusement proche du meurtrier, dévoilant un inquiétant jeu de miroir, jusqu’au captivant dénouement.

Notation sur 5

Intriguecinq scarabees

Personnagescinq scarabees

Écriturecinq scarabees

logo coup de coeur

Avis de lecture

Ce livre m’a été conseillé par une amie et franchement je dis « coup de coeur » !!!

Mon impression au commencement

Face à l’histoire de Sara Bishop, une vie brisée, deux choses reviennent : les abus qu’elle a subi et sa haine des hommes toujours plus forte avec le temps et les épreuves. Sa haine, son ressentiment, elle va le reporter sur son propre fils. Finalement ce sont deux destins brisés auxquels je suis confronté. L’auteur rapporte tout avec détachement, cela rend le tout plus brutal en quelque sorte. Ce début m’a beaucoup plus et j’ajouterai qu’il m’a fait penser au dernier livre de Maxime Chattam « Que ta volonté soit faite« , mais en plus poussé ici.

Ce que j’ai pensé de la trame

Le livre se découpe en 3 parties. La première consacré à Thomas Bishop que nous voyons grandir, et surtout devenir de plus en plus maléfique et intelligent. Interné depuis ses 10 ans dans un hôpital psychiatrique, il échafaude le projet de s’évader et lorsqu’il y arrive enfin de manière brillante, c’est un monstre qui se trouve libéré, un monstre qui va terrifier les États-Unis toute entière, un fantôme que personne ne peut arrêter. Jusque-là, Thomas étant au centre de tout le récit, la dimension psychologique était prédominante, mais sa libération confère au roman une dimension politique qui va croître. En effet, les atrocités qu’il commet remettent sur le devant de la scène la question de la peine de mort, qui n’a plus lieu dans de nombreux états. Bref, les actes de Thomas Bishop vont être médiatisé, instrumentalisé par les politiques et ouvrent ainsi le débats et permet à l’auteur quelques réflexions sur la peine de mort. A la fin de cette première partie, un véritable tournant s’opère.

La seconde partie s’intitule Adam Kenton, du nom du fameux journaliste d’investigation qui va enquêter de son côté sur le tueur en série qui effraie l’Amérique. Thomas Bishop me semble un peu mis de côté au profit de l’enquête menée sur lui et j’ai eu l’impression que l’action avançait moins. Impression dû au fait que l’enquête piétine, et quand elle avance, c’est à pas de loup. Quelle frustration quand je l’ai vu aller sur la bonne piste pour finalement s’en écarter. Ici, le récit est aussi plus fragmenté, Shane Stevens a en effet amorcé bon nombre d’intrigues secondaires qu’il poursuit dans cette partie.

Enfin dans le dernière partie, c’est l’affrontement entre Kenton et Bishop, mais je n’en dirais pas plus.

Les personnages

Shane Stevens nous immerge dans le personnage de Thomas Bishop, nous permet de le connaitre depuis son enfance, de le voir grandir, évoluer, de comprendre son âme torturé en développant son passé. Nous le voyons sûr de lui, tenter de berner les médecins, faire preuve de tout son intelligence pour son plan d’évasion. Malgré toute les horreurs qu’il commet, j’éprouve de l’empathie pour lui et n’arrive pas à le détester complètement. Shane Stevens est fort, et arrive à cela en nous racontant le calvaire subi enfant qui a forcément laissé des séquelles.

Le livre fourmille de nombreux personnages secondaires qu’il prend le temps de soigner au fil des chapitres. Pour d’autres, l’apparition n’est que fugace, mais il ne les réduit pas tous à être de simples victimes du tueur en série. Pour certains, il va en effet dévoiler un bout de  leur vie, il nous les rend familier pour mieux susciter des émotions chez le lecteur.

Conclusion

Pour ma part, un roman à lire et à relire !!! Ce roman est dense et l’auteur fait preuve d’un certain détachement, presque documentaire par moment, mais il demeure tout aussi capable de provoquer  tel ou tel sentiment chez le lecteur. Quoi qu’il en soit, il s’avère passionnant à lire.

Parution : 1979, 2009 chez Sonatine

Titre original : By reason of insanity

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2 réflexions au sujet de « « Au delà du mal », de Shane Stevens »

  1. j’ai bien envie de le lire, mais un bémol j’ai toujours des problèmes avec les scènes de violence. est-ce que l’auteur es évoquent seulement ou entre-t-il dans une description détaillée?

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