« Le bâtard de Kosigan, Le fou prend le roi », de Fabien Cerruti

batard de kosiganRésumé

1340, au cœur du comté de Flandre. Alors que les premiers feux de la guerre de Cent Ans s’allument, le Bâtard de Kosigan et ses Loups se voient confier, par le sénéchal d’Angleterre, la délicate mission de découvrir les tenants et aboutissants d’un complot qui se trame… autour du roi de France.
Une enquête surprenante et extrêmement dangereuse, mêlant trahisons et forces obscures, dans laquelle l’ascendance surnaturelle du Bâtard, habituellement son plus grand atout, pourrait bien se muer en talon d’Achille.
Cinq siècles et demi plus tard, à la fin de l’année 1899, l’enquête engagée par le lointain descendant du chevalier tente de faire la lumière sur l’inexplicable disparition des puissances magiques. Entre Bruges et Lens, peut-être mettra-t-elle à jour la nature des ombres qui se dissimulent derrière les échos cachés de l’Histoire.

Notation sur 5

Intrigue 4 scarabees

Personnagescinq scarabees

Écriture4 scarabees

Avis de lecture

C’est toujours pareil avec les 2e tome lorsqu’ils sortent 1 an après, il faut se remettre en mémoire le précédent et ce n’est pas toujours facile. Ici, ce fut surtout le cas au sujet de l’intrigue mettant en scène le descendant de Kosigan au XIXe siècle, mais heureusement l’auteur a écrit un glossaire des personnages qui m’a permis de m’y retrouver.

Mon avis au commencement

L’action prend vite et je retrouve avec plaisir Kosigan, un mercenaire qui se met au service des puissants de son époque. Ici, le voilà qui vient au secours d’une demoiselle en détresse, enfin une détresse qui devait être bien mise en scène, mais tout tourne mal. Les plans sans accroc, ça n’existe pas avec Kosigan et j’aime bien ça.

Ce que j’ai pensé de la trame

La trame, bien que se déroulant sur 10 jours seulement, est complexe, composée de plusieurs fils qui se croisent, s’entrecroisent, ce qui conduit parfois notre héros vers des situations compliquées et c’est bien tout ce qui fait le charme de ce roman. Ça et le style de l’auteur, précis dans ses descriptions, à l’aise pour retranscrire les scènes d’actions, nous dévoilant les pensées de son héros, etc.

Kosigan est d’abord au service du roi d’Angleterre Edward III, puis se retrouve également au service du roi de France pour découvrir qui a tué son fils et héritier du trône Jean. Bon, c’est la raison officielle, mais Kosigan a toujours une idée derrière la tête et c’est aussi un moyen de mieux exécuter sa mission pour le roi d’Angleterre. Il est donc au service de deux royaumes ennemis et actuellement en guerre. Mais voilà, l’enjeu de ceux sur quoi enquête notre mercenaire dépasse tout ce qu’il pensait. Au delà de la lutte de pouvoir entre deux rois, c’est la lutte des forces magiques sombres et anciennes pour demeurer en ce monde. C’était déjà le cas dans le précédent tome, et je le redis ici, j’aime beaucoup cette idée de revisiter l’histoire du moyen-âge de cette manière.

D’ailleurs, cette idée d’un moyen-âge emprunt de magie et de créatures légendaires n’est pas sans intriguer nos personnages officiant au XIXe siècle. Pour cette partie du roman, j’ai dû me faire une piqûre de rappel en feuilletant le précédent tome, lu il y a un peu plus d’un an, je crois. Et que de questions encore sans réponses. L’auteur prend son temps et ce qu’il nous dévoile n’est pas suffisant à satisfaire mon appétit de lectrice. Il reste encore beaucoup de zones d’ombre autour de l’héritage perçu par le descendant de Kosigan, et la finalité de tout cela aussi reste encore mystérieuse.

Les personnages

Dans le tome 1, la nature de Kosigan est une énigme. Humain certes, mais pas complètement. J’avais espéré de vrais réponses, mais le mystère demeure encore. En dehors de cela, on retrouve un personnage égal à lui-même, un personnage que j’aime beaucoup. Une très bonne chose aussi est qu’il gagne aussi un peu en profondeur. On en apprend davantage sur son enfance notamment.

Deux de ses loups prennent aussi plus d’ampleur. Dùnevia par exemple, qui a le talent de se métamorphoser, un bon personnage pour lequel j’ai eu peur à plusieurs reprises…

Au sujet de Michaël Konnigan, dans le coma, il est donc absent du récit, mais deux de ses amis poursuivent l’enquête autour de l’héritage et poursuive la lecture des écrits de l’ancêtre Kosigan. Sur eux, on n’en sait le minimum, ce qui compte au final c’est ce sur quoi il enquête.

Conclusion

Une très bonne suite, et je désespère à l’idée d’attendre encore un an avant la suite, parce que d’ici là, j’en aurais oublié des choses… Il faudra à nouveau que je me remette dans l’ambiance, dans l’histoire surtout, mais bon ce sera pour le plaisir de me replonger dans l’univers crée par Cerutti.

Parution : avril 2015

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2 réflexions au sujet de « « Le bâtard de Kosigan, Le fou prend le roi », de Fabien Cerruti »

  1. celui-ci me fait envie car j’aime l’Histoire alors, rien que d’évoquer la guerre de 100 ans, cela me met en appétit. Kosigan me plaît assez. j’attendrai la sortie du T3 afin de lire les 3 à la suite, car c’est difficile de lire une suite qui paraît au bout d’un an. quand on a lu les 3 premiers d’affilée, on se rappelle mieux l’histoire, enfin c’est comme cela pour moi.

    1. Oui, si tu peux attendre le 3e c’est plus appréciable c’est sûr 😉 Pour la véracité historique, je dirais que c’est dans les grandes lignes tout de même, mais le résultat est intéressant lorsqu’il ajoute la face magique de ce monde, en tout cas j’ai tout de suite adhéré !

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