« Le paradis des animaux », de David-James Poissant

paradis des animaux

Résumé

Aussi fou que deux hommes prêts à tout pour sauver un alligator, aussi tendre qu’un père essayant de se racheter auprès de son fils, Le paradis des animaux donne vie à un univers riche et émouvant.

On y croise des arnaqueurs pleins d’illusions, de charmants dépravés et de jeunes amants égarés. Criants de vérité et terriblement attachants, ces personnages sont tous au bord du précipice. Sauter dans le vide ou détourner le regard : telle est la question.

Avec un humour décalé et une grâce infinie, David James Poissant explore la dérive poétique d’êtres ordinaires. Il sonde les âmes et les cœurs de son style aussi vif que tendrement mélancolique, et donne à des sujets éternels une force renouvelée.

Notation sur 5

Intrigues 4 scarabees

Personnagescinq scarabees

Écriture4 scarabees

Avis de lecture

Lorsque j’ai entendu parler de ce recueil à la télé et que la possibilité m’a été offerte par Albin Michel de le lire, je n’ai pas pu refuser, alors merci beaucoup, car j’ai découvert un jeune auteur talentueux.

Points communs entre toutes ces nouvelles : dès les 1ères lignes, le ton est accrocheur. L’auteur installe des personnages brisés ou faisant face à un dilemme, un choix  et leur construit un passé qui se mêle de manière habile à leur situation présente.

La 1ère nouvelle L’homme Lézard contient 2 histoires entrelacées, dont une porte un message à destination de l’autre, un homme cherchant la rédemption. L’idée qu’au contact d’un autre, le héros apprenne quelque chose, ait une prise de conscience se retrouve aussi dans la seconde nouvelle. J’ai aimé pour autant, que l’auteur accorde une place importante à Lily (qui est « cet autre » justement) et à son histoire. Chaque personnage compte, chaque personnage est soigné par l’auteur.

Par ailleurs, l’amour, qu’il soit partagé ou non, est un sentiment très présent dans le recueil, parfois teinté de tristesse, ou d’un sentiment d’impuissance, par exemple dans La fin d’Aaron et La géométrie du désespoir.

Certaines fins restent ouvertes et positives, d’autres brutes, ou ont ont une chute surprenante comme dans Les derniers des grands mammifères terrestres, j’en suis restée scotché.

La nouvelle James Dean et moi,  nous donne un meilleur aperçu de l’humour de l’auteur. Elle est aussi un bel exemple  parce que l’auteur amorce une problématique dans le couple, mais laisse le lecteur sans véritable réponse. C’est loin d’être frustrant pour autant, car il explore, sonde les personnages. Il s’avère que cela importe plus que le dénouement, selon moi. Si conclusion il y a, c’est autour de la relation entre James Dean et le héros qui n’a pas de prénom. Je ne l’avais pas remarqué au cours de ma lecture, seulement à l’instant en le cherchant.

Conclusion

Il n’y a qu’une nouvelle qui m’a laissée dubitative : Ce que veut le loup. En outre, au cœur de deux de ses nouvelles, j’ai eu l’impression que l’auteur avait une dent contre HBO, des propos (le sien peut-être, mais seul lui pourrait le confirmer) qu’il expose à deux reprises en quelques lignes : p 47  » On ne pouvait pas regarder des films pornos et se sentir bien dans sa peau, mais ces séries se situaient à la frontière, et on avait ensuite l’impression d’être intelligent et excité sans pour autant éprouver de sentiment de culpabilité  » ou encore p265  » La mienne (sa mère), ne prendrait jamais un abonnement au câbles, et encore moins à HBO […] ». J’ai trouvé ce détail amusant d’une certaine manière et pas si faux en y réfléchissant pour ce qui est des séries. Bref, lisez ce recueil, découvrez cet auteur !!!

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