« Macadam », de Jean-Paul Didierlaurent

macadamRésumé

Pour tromper l’ennui lors des confessions, un prêtre s’adonne à un penchant secret. Une jeune femme trouve l’amour aux caisses d’un péage. Pendant la guerre, un bouleau blanc sauve un soldat. Un vieux graphologue se met en quête de l’écriture la plus noire. Une fois l’an, un dame-pipi déverrouille la cabine numéro 8…

Primées à travers toute la France, onze nouvelles qui ont révélé l’auteur du Liseur de 6H27  et son univers à la fois noir, drôle, poétique et généreux.

Notation sur 5

Intrigues 3 scarabeeset demi

Personnages 4 scarabees

Écriture cinq scarabees

Avis de lecture

Je n’ai pas eu l’occasion de lire Le liseur de 6H27, le roman de Jean-Paul Didierlaurent qui a connu un beau succès l’an dernier et qui vient d’ailleurs de sortir en poche, mais ce recueil me semble être une belle entrée en matière pour le découvrir.

Ce recueil se compose de 11 nouvelles mettant en scène des personnages ordinaires blessés, lassés par le quotidien, cherchant, aspirant quelque chose, etc. Cela va d’un prêtre, à une « dame-pipi » en passant par un soldat, un enfant. Une galerie de personnages très variée finalement.

J’ai apprécié chacune de ses nouvelles, mais voici celles qui se sont distinguées à mes yeux : Macadam celle qui donne son nom au recueil est surprenante. Mathilde est touchante. C’est elle, la jeune femme qui trouve l’amour aux caisses d’un péage et la fin est joliment surprenante.

Ensuite, il y a Rose sparadrap. La voix est celle d’un enfant. J’ai trouvé le ton juste, une certaine innocence  transparait, mais le sujet frappe et le récit de cette petite fille me fait frissonner. C’est une nouvelle qui s’avère finalement dure.

La nouvelle suivante Sanctuaire met en scène Arrenza Calderon, qui tient des toilettes publiques, dans son travail quotidien. Mais un drame noircit le tableau. Malgré tout, la manière dont l’auteur amène cela rend cette histoire douce, pleine de nostalgie et d’amour.

Ce que je retiens finalement de ce recueil, c’est l’écriture de Jean-Paul Didierlaurent. Une écriture riche, qui sait surprendre, qui use d’astuces au fil des nouvelles pour se renouveler, une écriture qui fait d’habiles descriptions.  Par contre, j’avoue que certaines chutes m’ont paru trop abrupt, mais bon retenez surtout ce que j’ai dit précédemment : j’ai adoré son écriture pleine de ressources.

Sortie : septembre 2015

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2 réflexions au sujet de « « Macadam », de Jean-Paul Didierlaurent »

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