Interview de Carole Trébor, auteure de « U4 – Jules »

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Carole Trébor n’en n’est pas à son premier livre en littérature jeunesse. Aux éditions Gulf stream, elle a écrit une série de 6 albums « Au cirque Fanfaron », illustrée par Arianna Tamburini. Elle a également écrit une trilogie Nina Volkovitch, sortie entre 2012 et 2013 qui a remporté plusieurs prix, et Vassili Volkovitch en 2015. Je vous invite à cliquer sur les liens pour plus de renseignements sur ses livres.

L’actu de Carole Trébor c’est U4, une série qui démarre bien en librairie et que j’ai beaucoup aimé. C’est avec Jules que je l’ai découverte et j’ai eu le plaisir de lui poser quelques questions. Je remercie à nouveau Carole et sans plus tarder, je vous laisse lire cette interview, la première de ce blog.

 

U4, c’est 4 romans écrits par 4 auteurs, autour d’un même univers avec des points de vue différents, comment est né ce projet ?

Le projet est né lors d’un salon du livre au printemps 2013, d’un désir commun de mettre du collectif dans la démarche d’écriture – qui est par essence individuelle !

 Vous êtes historienne de formation, vos précédents romans (Nina Volkovitch et Vassili Volkovitch paru chez Gulf stream editeur) sont à caractère historique, qu’est-ce qui vous a amenée vers la science-fiction ?

Avec les trois co-auteurs, l’idée était d’aller vers quelque chose de nouveau et d’inconnu : quoi de plus propice qu’un monde post-apocalyptique – un monde à inventer entièrement – pour développer une démarche d’écriture inédite pour nous quatre !

Le fait de travailler à 4 a dû changer votre façon d’aborder l’écriture d’un roman.

Lorsqu’on a créé le contexte ensemble, les idées fusaient et chacun amenait sa pierre à l’édifice : c’était très enrichissant. Ensuite, chacun a commencé son premier tiers de son côté, comme un roman « normal ». Puis nos personnages se sont rencontrés, et on a commencé à écrire des scènes communes. Au final, j’ai eu l’impression que ça ouvrait des portes infinies de créativité : si mon personnage est juste, il peut trouver bien plus de solutions que je ne pense à toutes les situations imprévues proposées par les personnages des autres auteurs !

Ce qui unit les 4 personnages est ce jeu WOT et le rendez-vous du 24 décembre, mais ce qui compte aussi c’est le parcours de chacun. Pouvez-vous nous parler de Jules ? Comment l’avez-vous créé ?

Jules est un geek, il est sympa, il se sent un peu gros, il n’est pas bagarreur. C’est un adolescent ordinaire, pas un leader, pas un super-héros. Je tenais à être au plus près de ses émotions après la catastrophe : il est terrorisé, il a du mal à trouver sa place, il doute de lui. Ce qui le sauve, c’est d’abord sa croyance dans le message de Khronos qui l’aide à tenir le coup, puis le fait de sauver une petite fille. Il découvre son courage et sa place au fur et à mesure du roman. C’est le genre de héros qui est courageux parce qu’il a peur. Pas parce qu’il n’a pas de peurs…

Vous avez dû composer avec les personnages des autres auteurs, comment vous les êtes-vous appropriés ?

C’était compliqué, parce que les personnages des autres auteurs ne sont pas des vrais personnages secondaires de mon roman, dans le sens que je n’étais pas libre de faire ce que je voulais avec eux. Je ne décidais pas de leur sort ! Leurs auteurs validaient la cohérence de ma façon de m’approprier leurs héros en fonction de leurs propres romans. Inversement, ils me soumettaient des scènes communes et que je n’aurais pas envisagées pour Jules. A moi de décider comment m’adapter à leurs propositions pour qu’elles permettent à mon (anti)héros de poursuivre son chemin… Comment faire en sorte que les interventions des personnages des autres apportent un élément important dans la narration de mon roman ? Comment faire pour que leurs arrivées puissent bousculer mes plans (ce que j’acceptais, c’était le jeu entre nous), sans pour autant perdre ma trame ? Je pense par exemple à la scène de huit-clos que je n’avais pas prévue et à laquelle je me suis adaptée de façon à ce qu’elle prenne sens dans mon propre roman.

Un dernier mot sur U4 ou sur vos projets ?

J’espère que les lecteurs auront du plaisir à lire ces quatre romans, qui forment une œuvre commune, une œuvre globale. C’est un vrai challenge littéraire pour nous. Et cette saga fait bien ressortir les différences de styles entre nous, c’est sa force. Un même univers, mais des plumes aussi différentes que les héros. Je suis heureuse, émue et fière de faire partie de cette aventure aux côtés de trois auteurs que j’admire beaucoup, Florence Hinckel, Yves Grevet et Vincent Villeminot.

En ce moment, j’écris pour Rageot éditeur un roman historique, teinté de fantastique, qui se passe en Russie au 18ème siècle et qui est destiné aux collégiens. Je me replonge dans un contexte historique aux côtés d’une héroïne !

 

 

 

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