« Trente-six chandelles », de Marie-Sabine Roger

36 chandellesRésumé

Mortimer s’est préparé à mourir le jour de ses 36 ans, comme cela a été le cas pour tous ses ascendants mâles. Il a quitté son travail, rendu son appartement et vendu sa voiture mais la malédiction ne s’abat pas sur lui. Que reste-t-il à faire, lorsque la mort attendue ne vient pas? Il faut apprendre à vivre vraiment!

Notation sur 5

Intrigue cinq scarabees

Personnages cinq scarabees

Écriture cinq scarabees

logo coup de coeur

Avis de lecture

J’ai pu lire ce livre dans le cadre du Match de la rentrée littéraire organisé par Priceminister, auquel je participe depuis quelques années déjà. Je remercie Priceminister, car une nouvelle fois j’ai découvert un très bon livre.

Marie-Sabine Roger a déjà quelques romans à son actif et c’est avec celui-ci que je la découvre vraiment. Et quelle belle découverte. Si vous voulez un livre pas prise de tête, humoristique et fantaisiste, prenez-le !

L’idée de base du roman est intrigante. Mortimer est issu d’une lignée où les hommes meurt à 36 ans le jour de leur anniversaire à 11h. L’intrigue débute le matin de ce sinistre jour, mais rien de sinistre dans l’écriture, bien au contraire, un ton décalé, avec lequel on est obligé de sourire.

J’ai bien aimé la façon dont elle a construit son récit. Il y a des va et vient avec le passé, qui nous permette de mieux connaitre Mortimer, de s’attacher à cette homme qui sait depuis son plus jeune âge quand sa vie prendra fin, mais pas seulement. En effet, il faut compter sur Paquita et Nassardine, un couple haut en couleur et très touchant. Finalement, le récit se concentre plus sur le présent et le passé, que sur le futur inattendue qui s’offre à Mortimer, et tant mieux, sinon j’aurais craint qu’on s’enlise dans une histoire trop facile et niaise.

Avec ce roman, on va de rebondissements en révélations en passant par des interrogations, des doutes, pour une lecture savoureuse et drôle, qui délivre de même une petite leçon de vie. Il faut dire que le sujet s’y prête et permet d’interroger Mortimer sur ce qu’il a fait de sa vie, sur le poids de l’hérédité notamment.

 

 » L’écrivain national « , de Serge Joncour

DSC04117Résumé

Le jour où il arrive en résidence d’écriture dans une petite ville du centre de la France, Serge découvre dans la gazette locale qu’un certain Commodore, vieux maraîcher à la retraite que tous disent richissime, a disparu sans laisser de traces. On soupçonne deux jeunes « néoruraux », Aurélik et Dora, de l’avoir tué. Mais dans ce fait divers, ce qui fascine le plus l’écrivain, c’est une photo: celle de Dora dans le journal. Dès lors, sous le regard de plus en plus suspicieux des habitants de la ville, cet « écrivain national », comme l’appelle malicieusement monsieur le Maire, va enquêter à sa manière, celle d’un auteur qui recueille les confidences et échafaude des romans, dans l’espoir de se rapprocher de la magnétique Dora.
Dans une atmosphère très chabrolienne, Serge Joncour déroule une histoire à haute tension: les quelques semaines de tranquillité que promettait ce séjour d’écriture se muent, lentement mais sûrement, en une inquiétante plongée dans nos peurs contemporaines.

Notation sur 5

Intrigue 3 scarabees

Personnages 4 scarabees

Ecriture 3 scarabeeset demi

Avis de lecture

Dans ce roman, on trouve du suspens, une histoire d’amour naissante, de l’autofiction, bref il y a un petit mélange assez sympathique.

L’intrigue : Serge est écrivain et se voit invité dans une résidence d’auteur à Donzières. Dans l’attente du libraire censé l’accueillir, il feuillette un journal et tombe sur un récent fait divers local. Une disparition, deux suspects, parmi ces deux suspect la photo de Dora retient son attention. Dès lors, notre écrivain se sent comme aimanté par cette jeune femme, qui semble à travers une simple photo lui demander de l’aide. Dès lors, il fait preuve d’une grande curiosité, peut-être trop grande pour ce fait divers…

En ville , notre écrivain est chaleureusement accueilli par le couple de libraires et leur stagiaire enthousiaste, par l’ensemble des habitants qui le sollicitent, l’invite à revenir les voir pour qu’il leur raconte un peu de leur histoire. Il y a cette phrase p41 que j’aime bien et qui parle de cela :  » Se présenter aux autres en tant qu’écrivain, c’est prendre le risque d’être perçu comme un réceptacle, soudain chacun se valorise de l’universelle conviction d’avoir quelque chose à raconter « . Mais voilà, notre écrivain dit national, par son obsession pour le fait divers, par ses longues absences et ses retards, va peu à peu susciter la suspicion. Il semble ailleurs, et cette affaire occupe toutes ses pensées, Dora le fascine. Plus on avance dans le livre, plus on sent ce changement d’atmosphère et une tension s’installe. Mais je dois dire qu’au cours de ma lecture, si j’ai aimé la façon dont il fait évoluer la relation entre Serge et les autres, les situations dans lesquelles il se trouvent, les passages autour de Dora reste le point qui m’a le moins plu, je dois le dire.

Ce roman n’a pas que pour objet ce fait divers, il parle aussi de la figure de l’écrivain, de l’écrivain invité à des rencontres, des signatures, dirigeant aussi des ateliers d’écriture. Je me rappelle aussi de passages savoureux, que je trouve drôle quand je me les remémore, justement pour ses situations dans lesquelles Serge se met. De ce livre, ce sont surtout ces passages que je garde en mémoire, ça et une fin qui m’a totalement surprise, que j’ai trouvé vraiment parfaite.

Les lauréats des prix littéraires

Le prix Fémina a distingué

– Du côté français, l’auteure haïtienne Yanick Laurens, pour Bain de lune. Ce livre retrace l’histoire d’un pêcheur qui découvre, échouée sur la grève, une jeune fille qui semble avoir été agressée. Lorsqu’elle se met à invoquer ses ancêtres, l’homme découvre un lourd passé familial. Les Lafleur et les Mésidor vivent dans un petit village d’Haïti. Les deux clans se détestent et pourtant lorsque Tertulien Mésidor rencontre Olmène Dorival, petite-fille d’un Lafleur, l’attirance est réciproque. Le roman s’en remet au chœur immémorial des paysans : eux ne sont pas dupes, qui se fient aux seules puissances souterraines.

– Du côté étranger, l’auteure israëlienne Zeruya Shalev pour Ce qui reste de nos vies. Il s’agit de l’histoire d’Hemda Horowitch, alitée à l’hôpital de Jérusalem, au seuil de la mort. Elle vit dans le passé et ressasse des souvenirs douloureux, notamment la difficulté d’aimer équitablement ses enfants, Avner et Dina.

 – Et pour le prix essai, c’est Paul Veyne avec Et dans l’éternité, je ne m’ennuierai pas: souvenirs.
Il raconte son enfance dans la petite bourgeoisie provençale, puis son entrée au Collège de France, ses amitiés de jeunesse qui lui font rencontrer les plus grands intellectuels du XXe siècle (Foucault, Aron et Char), sa retraite de villageois solitaire, son goût pour la poésie, son scepticisme radical ou ses drames personnels.

 

La prix Zorba pour :

Aurélien Bellanger avec L’aménagement du territoire. Le deuxième roman de l’auteur raconte le projet de la construction d’une ligne de TGV à proximité du petit village d’Argel qui soulève des passions et se retrouve au centre d’enjeux multiples.

Le prix Médicis revient à

– Antoine Volodine, Terminus radieux, qui raconte l’histoire de soldats fantômes et de morts vivants s’obstinant à vouloir faire perdurer le rêve soviétique dans une Sibérie irradiée et inhabitable.

– Pour les romans étranger c’est Lily Brett, pour son roman Lola Bensky , du nom de l’héroïne, fille de rescapés d’Auschwitz et travaille pour un magazine de rock australien. Novice dans le milieu, pas très mince, elle réalise des entretiens avec des stars montantes de la scène musicale. Il s’agit de son premier roman traduit en France.

– Le Médicis essai revient à Frédéric Pajak, Manifeste incertain 3, qui est le 3e volume d’une série commencée. Il se déroule en 1939. Walter Benjamin, qui a été interné dans un camp de travailleurs à Nevers puis libéré, s’enfuit de la capitale à l’arrivée des troupes de la Wehrmacht. Commence alors une errance dans le Midi puis les Pyrénées. Son destin et celui de Ezra Pound dans l’Italie fasciste s’entrecroisent, formant un tableau de cette époque troublée.  en 2012

Le prix Goncourt a choisi :

Lydie Salvayre, Pas pleurer, où elle revisite le thème de la guerre civile espagnole, en mêlant toutefois l’aspect historique avec l’histoire personnelle de sa mère.

Le prix Rernaudot :

– Du côté français a récompensé David Foenkinos, Charlotte, qui relate l’histoire de Charlotte Salomon, une artiste peintre juive allemande, déportée à Auschwitz à 26 ans alors qu’elle était enceinte. Avant sa mort, la jeune femme parvient à confier ses toiles, principalement autobiographiques, aujourd’hui conservées au musée juif d’Amsterdam.

– Du côté des essais Christian Authier, De chez nous

– et en poche Florence Seyvos, Le garçon incassable

Du nouveau dans les prix littéraires

Le prix de l’Académie Française revient à Adrien Bosc et son premier roman Constellation

Le Goncourt a affiné sa sélection

Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête
Pauline Dreyfus, Ce sont des choses qui arrivent
David Foenkinos, Charlotte
Lydie Salvayre, Pas pleurer

Foenkinos est cité en favori, mais je soutiens Kamel Daoud, quoi qu’il en soit je lirai son livre. Résultat le 5 novembre.

Le prix interralié livre sa deuxième sélection :

Adrien Bosc, Constellation
Christophe Donner, Quiconque exerce ce métier stupide mérite tout ce qui lui arrive
Pauline Dreyfus, Ce sont des choses qui arrivent
David Foenkinos, Charlotte
Simonetta Greggio, Les nouveaux monstres
Serge Joncour, L’écrivain national
Mathias Menegoz, Karpathia
Eric Reinhardt, L’amour et les forêts

Il va falloir attendre le 20 novembre pour ce prix.

Voici la nouvelle sélection du Renaudot

David Foenkinos, Charlotte (Gallimard)
Serge Joncour, L’écrivain national (Flammarion)
Pierre-Yves Leprince, Les enquêtes de monsieur Proust (Gallimard)
Jean-Marc Moura, La musique des illusions (Albin Michel)
Amélie Nothomb, Pétronille (Albin Michel)
Foenkinos est partout. Par contre, je regrette l’absence de Clara Dupont-Monod. Résultat le 5 novembre.

Pour finir, rien ne bouge avec pour le prix Médicis et résultat le  4 novembre.

La deuxième séletion du prix Femina et Médicis, les finalistes du prix Décembre et Flore

Je n’ai pas eu beaucoup de temps la semaine dernière et me voilà en retard pour l’annonce des prix.

Bref voici la deuxième sélection du prix Femina :

Cinq romans français :
Yves Bichet, L’homme qui marche
Marie-Hélène Lafon, Joseph
Yanick Lahens, Bain de lune
Antoine Volodine, Terminus radieux
Eric Vuillard, Tristesse de la terre

Cinq romans étrangers:
Sebastian Barry, L’homme provisoire
Jennifer Clement, Prière pour celles qui furent volées
Grazyna Jagielska, Amour de pierre
Nell Leyshon, La couleur du lait
Zeruya Shalev, Ce qui reste de nos vies

Voici la deuxième sélection du prix Médicis

Romans français

  • Véronique Bizot, Ame qui vive
  • Claudie Hunzinger, La langue des oiseaux
  • Hedwige Jeanmart, Blanès
  • Frank Maubert, Visible la nuit
  • Laurent Mauvignier, Autour du monde
  • Eric Reinhardt, L’amour et les forêts
  • Antoine Volodine, Terminus radieux
  • Valérie Zenatti, Jacob Jacob

Romans étrangers

  • Margaret Atwood, MaddAddam , traduit de l’anglais (Canada) par Patrick Dusoulier.
  • Lily Brett, Lola Bensky, traduit de l’anglais (Australie) par Bernard Cohen.
  • Anthony Marra, Une constellation de phénomènes vitaux , traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Dominique Defert.
  • Antonio Moresco, La petite lumière , traduit de l’italien par Laurent Lombard.
  • James Salter, Et rien d’autre,  traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marc Amfreville.
  • Taiye Selasi, Le ravissement des innocents , traduit de l’anglais (Royaume Uni) par Sylvie Schneiter.
  • Evie Wyld, Tous les oiseaux du ciel , traduit de l’anglais (Australie) par Mireille Vignol.

Je poursuis avec les deux deux finalistes du prix décembre :

Elisabeth Roudinesco, Sigmund Freud en son temps et dans le nôtre
Paul Veyne, Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas

Le prix flore a également annoncé la liste de ses finalistes :

• Aurélien Bellanger, L’aménagement du territoire
• Frederika Amalia Finkelstein, L’oubli
• Ismaël Jude, Dancing with myself
• Franck Maubert, Visible la nuit
• Leïla Slimani, Dans le jardin de l’ogre

« L’idiot du palais » de Bruno Deniel-Laurent

idiot du palaisRésumé

On l’appelle le Palais. C’est une prison dorée des beaux quartiers de Paris. Originaire de Serbie, Dusan vient d’y être recruté comme agent de sécurité. Au service de la Princesse, il passe son temps à attendre, simple figurant d’une farce où se mélangent le protocole et les caprices.

Lorsque le Prince débarque sans préavis des États-Unis, Dusan endosse un nouveau rôle. Le «docteur» Elias, âme damnée des lieux, lui confie la mission délicate de pourvoir aux fantasmes du Prince. C’est ainsi qu’il recrute Khadija sur les boulevards extérieurs. Il ne sait pas qu’en la ramenant au Palais il va signer sa propre perte. Et retrouver le goût de la liberté.

Notation sur 5

Intrigue 3 scarabeeset demi

Personnages 3 scarabees

Écriture 4 scarabees

Avis de lecture

L’idiot du palais est un roman distrayant, qui nous plonge dans un monde à part. En effet, entrer dans le palais, c’est entrer dans une monde de servitude, de codes, de procédures, un monde clôt et ennuyeux. Un monde à part que l’on découvre petit à petit, un monde dans lequel Dusan évolue.

Dusan se fait embaucher au palais par l’intermédiaire de son oncle. Il pénètre dans les coulisses du palais et porte un regard « juste », j’entends par là qu’il énonce ce qu’il s’y passe sans plaintes ou lamentations. En toile de fond, du racisme, du travail au noir, des pratiques de travail plus qu’inacceptables et c’est dans se contexte que Dusan évolue, gravit les échelons, se fait une place, jusqu’au jour où tout bascule le jour où il adresse la parole à Khadija. On assiste ainsi à la progressive émancipation de Dusan.

Je me suis laissée prendre par cette histoire, qui n’a pas de grand rebondissement, par ce personnage qui va peu à peu retrouver le goût de la liberté, j’ai  aussi apprécié l’écriture de Bruno Deniel-Laurent, une écriture efficace qui ne se perd pas inutilement. Bref un bilan assez positif.

Merci à Babelio et aux Editions Table Ronde !

Le prix Nobel de littérature suivi de la deuxième sélection du prix Renaudot et Goncourt

Le prix Nobel est tombé est c’est un français qui a été récompensé : Patrick Modiano

« pour son art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l’Occupation » . Modiano a publié son premier roman, La Place de l’étoile, en 1968, et reçu pas mal de prix par la suite dont le Grand prix de l’Académie française pour Les boulevards des ceintures ou encore le prix Goncourt pour Rue des boutiques obscures. Avec près d’une trentaine de romans a son actif, il y a de quoi faire son choix pour découvrir l’auteur. Pour ma part, ce sera avec Dora Bruder, que j’ai chez moi depuis déjà quelques mois.

Maintenant voyons ce qu’il se passe du côté des deuxièmes sélections, où les choses se précisent :

Pour commencer, voici celle du prix Renaudot :

Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête
David Foenkinos, Charlotte
Serge Joncour, L’écrivain national
Pierre-Yves Leprince, Les enquêtes de monsieur Proust
Gilles Martin-Chauffier, La femme qui dit non
Jean-Marc Moura, La musique des illusions
Amélie Nothomb, Pétronille
Lydie Salvayre, Pas pleurer

Eric Reinhardt, Adrien Bosc, largement présent dans la course aux prix, ne sont plus en lice ici.

Maintenant, voici la deuxième sélection du Goncourt :

Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête
Pauline Dreyfus, Ce sont des choses qui arrivent
Clara Dupont-Monod, Le roi disait que j’étais diable
Benoît Duteurtre, L’ordinateur du paradis, Gallimard
David Foenkinos, Charlotte, Gallimard
Eric Reinhardt, L’amour et les forêts, Gallimard
Emmanuel Ruben, La ligne des glaces, Rivages
Lydie Salvayre, Pas pleurer, Seuil

On note des points communs entre les deux listes. Le livre de Kamel Daoud, par exemple, m’intéresse beaucoup, parce qu’il se place dans la continuité du roman de Camus, que je relirais bien avant de m’attaquer à Meursault, contre-enquête.

Par ailleurs, je suis ravie de voir que Clara Dupont-Monod se trouve toujours en lice pour les deux prix.
Affaire à suivre…

« Un secret du docteur Freud », d’Eliette Abécassis

DSC04116Résumé

Vienne, mars 1938. Sigmund Freud a convoqué la Société psychanalytique pour une cession extraordinaire. Élèves et disciples sont réunis autour du maître qui s’exprime devant eux, peut-être pour la dernière fois. Il n’y a plus d’autre choix : il faut fuir l’Autriche.
Mais lui, pourquoi reste-t-il, malgré l’invasion des nazis ? Quel secret renferme la lettre retrouvée par son fils ? Comment Marie Bonaparte parviendra-t-elle à le convaincre de partir ? Qui est le mystérieux Anton Sauerwald ?
Aux heures les plus sombres de l’Histoire, ce roman passionnant offre une nouvelle vision du père de la psychanalyse.

Notation sur 5

Intrigue 3 scarabees

Personnages 3 scarabees

Écriture 2 scarabeeset demi

Avis de lecture

Ici c’est le sujet qui m’a intéressé : de l’histoire, les débuts de la psychanalyse et une intrigue qui promettait quelque chose de pas mal.

Depuis que l’Autriche est occupé par les nazis, outre les juifs, c’est aussi la psychanalyse qui apparait ici comme une discipline juive, mais qui s’exporte en Franc et dans d’autres pays, grâce à Freud, à la diffusion de ses écrits, mais aussi d’autres disciples de la psychanalyse.  Si les collègues de Freud parviennent à quitter l’Autriche sur son insistance, lui en revanche ne le fait pas, sorte de résistant qui refuse de quitter sa ville, sa maison. Mais il est la cible d’Anton Sauerwald, missionné pour « détruire » Freud et son œuvre d’une certaine manière.

Au coeur de ce livre, il y a la relation entre Freud et Marie Bonaparte qui fut sa patiente. Il y a également l’amitié entre le psychanalyste et Fliess, un confrère mais surtout un ami très proche avec qui il a rompu pour des raisons qui nous seront révélés. Cette amitié très forte est assez troublante, qualifiée par l’auteure avec des mots qui s’appliquerait plutôt à une histoire d’amour, ce qui induit une certaine ambiguïté ni plus ni moins.

Finalement dans toutes ses situations,  entre la fuite qu’essaie d’organiser Marie, ou encore avec le secret de Freud qui donne son titre au livre, il n’y a malheureusement pas de vrai tension et le récit, s’il se lit bien, reste plat, c’est dommage.