« Comment oublier une femme », de Dan Lungu

dan lunguRésumé

« Je suis partie, un jour tu comprendras. » Andi doit bientôt se rendre à l’évidence, Marga ne reviendra plus. En bon journaliste qu’il est, il se lance alors dans une investigation minutieuse de leur passé commun, traquant les indices cachés capables d’expliquer cette incompréhensible rupture. En quoi a-t-il failli ? Qui d’elle ou de lui est coupable ? Faut-il incriminer la nouvelle permissivité ou les effets délétères du passé ? Avec l’humour qu’on lui connaît, Dan Lungu en profite pour faire le portrait au vitriol de cette frange de la société roumaine qui a si facilement succombé aux charmes du capitalisme. D’autant que, parallèlement à ses recherches privées, Andi continue son métier de journaliste, qui le conduit à enquêter sur les juteuses affaires des potentats locaux comme sur les pratiques intégristes d’une église néoprotestante. D’abord amusé par ces idéalistes qui, eux, n’ont pas changé, rebuté par des pratiques frôlant le ridicule, il finit par trouver un certain réconfort auprès de ces dévots d’un autre âge qui, contre vents et marées, croient en la fraternité. Il reste sceptique mais tout est bon à prendre quand il s’agit d’oublier une femme.

Notation sur 5

Intrigue1 scarabee

Personnages 1 scarabee

Écriture 1 scarabee

Avis de lecture

Dan Lungu est un auteur roumain, avec plusieurs romans à son actif : Le paradis des poules : faux roman de rumeurs et de mystères, Je suis une vieille coco par exemple. Mais ici nous allons parlé de Comment oublier une femme, acheté il y a un an au salon du livre l’an dernier. Et bien, je suis vraiment désolée de la faible qualité de ce qui va suivre. Je suis aussi déçue, parce que j’ai peiné à lire le peu que j’ai lu…

La situation de départ, avec le brin d’absurdité qui l’accompagnait, était intéressante. Marga laisse un mot d’adieu à Andi qui n’y croit pas. Il la cherche dans tout son appartement, jusque dans le four ou dans ses poches, et reste persuadé qu’elle lui joue encore un mauvais tour et qu’elle va réapparaitre. Après cela, et bien l’histoire s’est très vite enlisé. Il n’a plus vraiment été question de Marga et les nombreuses digressions et descriptions ont achevé de me lasser. Pour rajouter à cela, l’auteur nous embrouille un moment avec des passages du « je  » au « il » d’un chapitre à l’autre, deux pronoms attribués à Andi.

Cette expérience me fait penser à celle que j’ai eu avec un roman japonais. J’en avais acheté deux, le premier L’éclipse d’Hirano Keiichiro m’est tombé des mains, et le second ( Fantomes et samouraïs, de Kidô Okamoto) fut plus agréable. J’ai un autre roman dans ma PAL, espérons que l’expérience sera meilleur avec Le turbulent destin de Jacob Obertin, de Catalin Dorian Florescu.

Pour me tirer de cette critique embarrassante, je vous propose de faire un tour sur la page babelio de ce livre, avec des critiques pas forcément élogieuses non plus en remarque…