« Le cafard de Martin Heidegger », de Yan Marchand, illustré par Mathias Arégui

cafard heideggerRésumé

Un petit cafard angoissé nommé Martin part à l’aventure dans le corps de Heidegger. Sur les bords du rein, dans un univers de côtes et de chair peuplé par des fourmis fanatiques, des machines devenues folles et des vers poètes, qui saura lui dire pourquoi il existe ?

Notation sur 5

Récit 4 scarabees

Illustrationcinq scarabees

logo coup de coeur

Avis de lecture

J’avais repéré cette collection depuis quelques temps, mais j’avoue avoir été freiné par le prix. J’aimerai lire davantage de livre de philo, et commencer par des ouvrages accessibles pour me permettre d’avoir des connaissances de base. Bref, je suis ravie d’avoir eu l’opportunité de découvrir un titre de cette collection grâce à Babelio. Merci à eux et aux éditions Les petits Platons.

Ma première impression est très positive en parcourant le livre qui est pourvu de très bon dessins d’ailleurs. Le concept est sympa pour appréhender la philosophie, ici la philosophie existentialiste de Heidegger.

Nous suivons donc Martin, un cafard qui au fil de ses rencontres va réussir à trouver des réponses aux questions qu’ils se posent sur l’existence, sa condition d’être destiné à mourir, sur le sens de son existence. Il croise un escargot nommé Épicure, je vous laisse deviner sa propre philosophie, ou une bande de fourmis à faire froid dans le dos, il va même parler avec Heidegger lui-même. Martin tente par exemple de prendre pour sienne celle des fourmis. Une vie en collectif, un sentiment patriotique exacerbé, dans lequel notre personnage se sent utile. On remarque très vite le décalage, Martin reste dans le « je », l’individu, et ne se retrouve pas dans le « on » des fourmis. Il se révolte contre ça.

Bref, Martin est confronté à diverses conceptions de l’existence, c’est une sorte de parcours initiatique pour lui. Pour nous, sous ses airs de contes, on trouve dans ce livre une introduction à la philosophie de Heidegger. Je vais juste me permettre une petite remarque : j’ai trouvé dommage que le livre ne comprenne pas à la fin une courte bio du philosophe, ou une bibliographie pour ceux qui veulent approfondir sans savoir vers quoi se diriger. J’ai été séduite par ce livre et je vais m’en procurer d’autres, peut-être « Kierkegaard et la sirène » (j’ai lu le Journal d’un séducteur au lycée, j’en garde un bon souvenir) ou ceux sur Socrate. Affaire à suivre…

Parution : décembre 2011