« Écoutez nos défaites », de Laurent Gaudé

ecoutez nos défaitesRésumé

Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d’élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d’une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l’envahisseur fasciste… Un roman inquiet et mélancolique qui constate l’inanité de toute conquête et proclame que seules l’humanité et la beauté valent la peine qu’on meure pour elles.

Notation sur 5

Intrigue3 scarabees et demi

Personnages3 scarabees et demi

Écriture4 scarabees

Avis de lecture

J’ai découvert Laurent Gaudé avec Pour seul cortège en 2012. J’ai beaucoup aimé son écriture très littéraire, poétique, son goût pour l’Antiquité. J’ai retrouvé cela ici, mais le sujet est tout autre. Alors qu’il était question de pouvoir, de fidélité et d’ambition, ici Laurent Gaudé parle de batailles, de victoires et de défaites.

Dans Écoutez nos défaites, je retrouve son style, et une structure qui m’est familière. Un récit polyphonique, fragmenté de manière subtile puisque les voix se font écho, donnant une unité au roman. Qui sont ces voix ? Il y a Hannibal, qui fait trembler Rome, Ulysse Grant un général confédéré durant la guerre de Sécession, Haïlé Sélassié le dernier empereur d’Ethiopie. Trois récits, trois voix qui nous emmènent vers les guerres du passé. Au passé se mêle le présent par les voix d’Assem, un agent des services secrets français, et de  Mariam, une archéologue irakienne dont le travail est de rechercher les œuvres de musée volées.

Écoutez nos défaites, c’est écouter des récits de batailles, de victoires ou de défaites, c’est écouter des hommes s’interroger sur leurs choix, à travers le temps. Je n’ai pas réussi à entrer dans tous ces récits. J’ai davantage apprécié celui d’Hannibal ou de Mariam, j’ai été un moment perdu dans le récit d’Assem. Mais c’est comme un tout qu’il faut prendre ce récit qui pose la question du sens de la victoire, par exemple. Est-elle toujours pleine et entière ?  Assem sait qu’il va être amputé d’un partie de lui-même après chaque mission, Hannibal rend hommage aux morts ceux qui ont permis la victoire. Peut-on sortir indemne de la guerre, que ce soit physiquement ou mentalement ?

A travers les récits d’Assem et Mariam, ce livre nous ramène aussi à notre actualité, à Daesh, à la destruction des sites antiques et convoque la liberté de vivre et de choisir. Un roman ambitieux, dans lequel je ne suis pas entièrement entrée, mais je suis tout de même ravie d’avoir renoué avec la plume de Laurent Gaudé.

Sortie : août 2016

« Au commencement du septième jour », de Luc Lang

51p9txU759LRésumé

4 h du matin, dans une belle maison à l’orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d’avoir un très grave accident, sur une route où elle n’aurait pas dû se trouver. Commence une enquête sans répit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quête durant laquelle chacun des rôles qu’il incarne : époux, père, fils et frère devient un combat.
Jour après jour, il découvre des secrets de famille qui sont autant d’abîmes sous ses pas. De Paris au Havre, des Pyrénées à l’Afrique noire, Thomas se trouve emporté par une course dans les tempêtes, une traversée des territoires intimes et des géographies lointaines. Un roman d’une ambition rare.

Notation sur 5

Intrigue3 scarabees

Personnages4 scarabees

Écriture2 scarabees  et demi

Avis de lecture

Le titre m’a intrigué, la quatrième de couverture promet de « l’action », un roman rythmé. Mais les quatrièmes de couvertures sont joueuses, parfois trompeuses avec le lecteur…

J’ai bien aimé les premières pages de ce roman. On sent la frustration, l’inquiétude, on vibre avec Thomas, dès les premières lignes. L’utilisation des points de suspensions est efficace. Mais l’écriture de Luc Lang peut aussi se faire pesante. Pas facile de reprendre son souffle dans ce texte compact. En effet, les dialogues sont incorporés dans le corps de texte, cela passe bien, mais y participe malgré tout. Je pense aussi à la grande précision des descriptions des trajets en voiture de Thomas, que j’ai fini par sauter. J’ai vu ce livre qualifié de page-turner par un libraire, pour moi c’est loin d’être le cas.

Le roman se découpe en 3 livres. Le premier est centré sur l’accident de Camille qui lutte entre la vie et la mort. J’ai été tenté d’abandonner ma lecture. La faute peut-être à l’idée que je me faisais de cette « enquête sans répit » que j’attendais. J’ai été un peu surprise par la manière brutale dont on passe au livre 2. Des questions surviennent au sujet de Camille mais pas vraiment de réponses. Il faut dire le sujet du roman est avant tout Thomas qui revêt, au fil de ces 3 livres, la casquette du père, du mari, du frère, du fils, ouvrant la porte à un lourd secret de famille. La complexité des relations entre Thomas, son frère et sa sœur est intéressante. C’est là que nous emmène l’auteur par la suite.

Luc Lang a écrit un roman très dense, et si je n’ai pas été réceptive à  son écriture, la fresque familiale qu’il dresse, est soutenu par des personnages forts qui restent en mémoire. Bref, j’ai ramé pour finir ce livre, c’est vrai, mais je voulais avoir le fin mot de l’histoire et je l’ai eu.

Sortie : août 2016

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« Station Eleven », d’Emily St John Mandel

Station-eleven_6281Résumé

Une pandémie foudroyante a décimé la civilisation. Une troupe d’acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Ce répertoire classique en est venu à représenter l’espoir et l’humanité au milieu des étendues dépeuplées de l’Amérique du Nord.
Centré sur la pandémie mais s’étendant sur plusieurs décennies avant et après, Station Eleven entrelace les destinées de plusieurs personnages dont les existences ont été liées à celle d’un acteur connu, décédé sur scène la veille du cataclysme en jouant Le Roi Lear. Un mystérieux illustré, Station Eleven, étrangement prémonitoire, apparaît comme un fil conducteur entre eux…

logo coup de coeur

Avis de lecture

Ce roman a figuré d’emblée dans ma sélection de cette rentrée littéraire. S’il surfe avec le genre post-apocalyptique, il faut bel et bien le chercher en littérature étrangère. D’autres auteurs de cette rentrée littéraire empruntent ce chemin, telles Emmanuelle Pirotte avec De Profundis ou encore Catherine Mavrikakis avec  Oscar de Profundis.

Le roman s’ouvre sur une pièce de théâtre, le Roi Lear qu’interprète le célèbre Arthur Leander. Arthur meurt dès la 3e page, la veille du cataclysme. Deux éléments sont à retenir  : Arthur et cataclysme. L’un nous ramène dans le passé, l’autre nous plonge dans le présent, celui où l’humanité a été décimée de manière foudroyante. Mais entre les deux, des destins s’entrelacent, des existences sont bouleversés, des liens se créent avec comme dénominateur commun  : Arthur Leander.

Je pense que ce livre peut toucher le plus grand nombre, et je l’espère, car le qualifier de roman post-apocalyptique est un peu réducteur. Décrire le cataclysme, parler de survie, des communautés qui se sont créés, des dangers qui rôdent à cette sombre époque, Emily St John Mandel le fait avec précision. Les errances de la symphonie permettent de réaliser un panorama de ce qu’est ce présent. Mais cela ne constitue pas LA finalité de ce roman, c’est aussi un cadre pour mettre en scène des destins.

Il y a Arthur forcément, un homme pris dans la spirale de la célébrité, qui décide de s’en libérer, bien trop tard malheureusement. Tout au long du roman, l’auteure apporte un éclairage sur sa vie et aussi sur ses derniers instants. J’ai adoré ce personnage aux multiples facettes. Je me dois aussi de citer Kirsten, la petite fille de 8 ans qui était sur scène avec Arthur lorsqu’il est mort. Nous le retrouvons 20 ans plus tard en tant que membre de la Symphonie itinérante, une troupe qui voyage et joue les pièces de Shakespeare pour distraire et instruire les survivants. Comment a-t-elle fait pour survivre et rejoindre la troupe ? Toutes les réponses sont dans le roman. Autre figure importante, Clark qui invente le « musée des civilisations », ou encore le terrifiant Prophète. Repenser à tout cela me donne envie de me replonger dans le roman !

Le lien, c’est le mot clé de ce roman épatant. D’ailleurs j’ai parlé d’Arthur comme élément du passé, comme dénominateur commun, mais je dois aussi mentionner « Station Eleven ». Une BD de science-fiction dont il ne faut pas sous-estimer le rôle. Je l’interprète, entre autre, comme un moyen de parler de la force de l’écrit. De même le musée de la civilisation ou la Symphonie itinérante nous rappelle l’importance de l’héritage culturel et de la mémoire.

Pour finir je vous encourage à découvrir ce roman qui n’est ni pessimiste, ni inquiétant, à l’inverse d’autres dans son genre. C’est un roman lumineux, résolument optimiste, il n’y a qu’à en lire les dernières lignes. « S’il existe de nouveau des villes aux rues éclairées, s’il existe des symphonies, des journaux, quelles autres surprises peut receler ce monde qui s’éveille.« p. 474.

Une dernière chose, Emily St John Mandel n’en est pas à son premier roman, elle est également l’auteure de plusieurs thrillers. Soyez sûr que je vais m’en procurer un bientôt ! A suivre donc …. et bonne lecture.

Sortie : août 2016

Titre original : Station eleven

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« Beaux rivages », de Nina Bouraoui

beaux rivagesRésumé

C’est une histoire simple, universelle. Après huit ans d’amour, Adrian quitte A. pour une autre femme : Beaux rivages est la radiographie de cette séparation.
Quels que soient notre âge, notre sexe, notre origine sociale, nous sommes tous égaux devant un grand chagrin d’amour.
Les larmes rassemblent davantage que les baisers.
J’ai écrit Beaux rivages pour tous les quittés du monde. Pour ceux qui ont perdu la foi en perdant leur bonheur. Pour ceux qui pensent qu’ils ne sauront plus vivre sans l’autre et qu’ils ne sauront plus aimer. Pour comprendre pourquoi une rupture nous laisse si désarmés. Et pour rappeler que l’amour triomphera toujours. En cela, c’est un roman de résistance.

Notation sur 5

Intrigue4 scarabees

Personnages4 scarabees

Écriturecinq scarabees

Avis de lecture

C’est avec Nina Bouraoui que je démarre cette rentrée littéraire. Elle écrit un roman sur la rupture amoureuse, sur l’après-rupture. Ce n’est pas un roman vers lequel je serais aller spontanément, mais voir l’auteure en parler m’en a donné envie.

Adrien rompt avec A. après 8 ans de vie de couple à distance. La rupture est brutale, froide, par SMS. Commence alors « l’autopsie » de cette rupture. A revient sur son histoire avec Adrien, l’analyse, cherche des éléments pour comprendre, trouver des signes qui lui auraient échapper. Elle rumine beaucoup, mais doit tourner la page sur son couple.

Les étapes du deuil amoureux sont là : le déni, la tristesse, la colère, la jalousie. Je reviendrai sur la colère et la jalousie, sentiments nourris par les réseaux sociaux. En effet, A apprend qu’Adrien l’a trompée avant d’avoir rompu. Ultime provocation que lui fait celle qui l’a évincée en publiant des clichés de leur relation. Ceci alimente ainsi son ressentiment, sa jalousie et donne lieu à des passages vraiment intéressants. L’impact des nouveaux canaux de communication sur une relation amoureuse ou sur une rupture sont clairement abordés ici, avec les addictions que cela engendre et les dérives aussi. Enfin, si elle parle de la rupture, la reconstruction compte tout autant. Ce que traverse A sont autant d’étapes qui vont l’y amener.

Tout au long de ce roman, Nina Bouraui nous entraine au plus près des pensées et des sentiments, sans tomber dans le pathos. J’ai été emportée tant par le récit, que par son écriture sensible et rythmée, non dénué d’humour d’ailleurs.

Date : août 2016

Deuxième repérage avant la rentrée littéraire

Plus que quelques jours avant le lancement. Voici ma deuxième sélection, qui j’espère vous plaira, vous fera découvrir de nouveaux auteurs.

51p9txU759LAu commencement du septième jour, Luc Lang, sortie le 24 août , Stock

4 h du matin, dans une belle maison à l’orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d’avoir un très grave accident, sur une route où elle n’aurait pas dû se trouver.
Commence une enquête sans répit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quête durant laquelle chacun des rôles qu’il incarne : époux, père, fils et frère devient un combat. Jour après jour, il découvre des secrets de famille qui sont autant d’abîmes sous ses pas.
De Paris au Havre, des Pyrénées à l’Afrique noire, Thomas se trouve emporté par une course dans les tempêtes, une traversée des territoires intimes et des géographies lointaines.

vivre pres des tilleulsVivre près des tilleuls, par le collectif l’AJAR, sortie le 17 août, Flammarion

Vincent König est le dépositaire des archives de l’écrivaine suisse Esther Montandon. En ouvrant par hasard une chemise classée « factures », il découvre des dizaines de pages noircies, qui composent un récit intime. Esther a donc tenu un « journal de deuil », dans lequel elle a pour la première fois évoqué la mort de sa fille Louise et l’aberrante « vie d’après ». Les souvenirs comme les différents visages de la douleur s’y trouvent déclinés avec une incroyable justesse. Ces carnets seront publiés sous le titre Vivre près des tilleuls.

Roman sur l’impossible deuil d’une mère, porté par une écriture d’une rare sensibilité, Vivre près des tilleuls est aussi une déclaration d’amour à la littérature : ce récit d’Esther Montandon est en réalité l’œuvre d’un collectif littéraire suisse, l’AJAR. Ces dix-huit jeunes auteur-e-s savent que la fiction n’est pas le contraire du réel et que si « je est un autre », « je » peut aussi bien être quinze, seize, dix-huit personnes.

seduire isabelle aSéduire Isabelle A., Sophie Bassignac, sortie le 31 août, JC Lattès

Isabelle a été très claire. Elle n’épousera Pierre que s’il est accepté par tous les membres de sa famille, les Pettigrew. Lors d’une semaine caniculaire sur les bords de Loire, les présentations vont tourner au cauchemar. Car tout sépare le jeune journaliste un peu coincé de cette joyeuse clique de libres penseurs passablement allumés. Pour être adopté, le nouveau venu sera soumis à un baptême du feu décoiffant…

 

CVT_Derniers-Feux-Sur-Sunset_1472Derniers feux sur Sunset, Stewart O’Nan, sortie le 18 août, Editions de l’Olivier

En 1937, Francis Scott Fitzgerald devient scénariste pour la Métro Goldwyn Mayer. C’est l’Age d’Or d’Hollywood, du jazz et des parties mémorables. Ses collègues se nomment Dorothy Parker, Humphrey Bogart, Greta Garbo. Loin de sa chère Zelda, internée, et de sa fille Scottie, Fitzgerald est perdu. Il tente de préserver leur vie familiale, mais tombe amoureux de Sheilah Graham, une journaliste mondaine qu’il a prise pour une aristocrate anglaise. Ces trois dernières années-là sont celles de la lutte acharnée que mène Scott contre ses ennemis : l’alcool, la dépression, et le peu d’estime qu’il a pour lui-même. Oui, Hollywood sera pour lui « l’envers du Paradis », un lieu de souffrance et peut-être d’expiation… Ecrivain de l’intime, conteur de talent, Stewart O’Nan dévoile dans Derniers feux sur Sunset le vrai visage de Fitzgerald : celui d’un homme brisé par la vie, tandis que la fête bat son plein. Un livre poignant et plein de nostalgie.

the girlsThe girls, Emma Cline, sortie le 25 août, Quai Voltaire

Le Nord de la Californie, à l’époque tourmentée de la fin des années 1960. Evie Boyd a quatorze ans, elle vit seule avec sa mère, que son père vient de quitter. Fille unique et mal dans sa peau, elle n’a que Connie, son amie d’enfance. Mais les deux amies se disputent dès le début de l’été qui précède le départ en pension d’Evie. Un après-midi, elle aperçoit dans le parc où elle est venue traîner, un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l’atmosphère d’abandon qui les entoure la fascinent. Très vite, Evie tombe sous la coupe de Suzanne, l’aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d’une secte et de son leader charismatique, Russell. Caché dans les collines, leur ranch est aussi étrange que délabré, mais aux yeux d’Evie, il est exotique, excitant, électrique, et elle veut à tout prix s’y faire accepter. Tandis qu’elle passe de moins en moins de temps chez sa mère, et tandis que son obsession pour Suzanne va grandissant, Evie ne s’aperçoit pas qu’elle s’approche à grands pas d’une violence impensable, et de ce moment dans la vie d’une adolescente où tout peut basculer.

Premier repérage pour la rentrée littéraire 2016

Le 17 août prochain, les premiers titres de la rentrée littéraire 2016 feront leur apparition en librairie. En quelques chiffres : 560 romans et recueils de nouvelles français et étrangers annoncés. 363 romans français et 197 étrangers à découvrir.

Je vous livre ici une première sélection composée de 7 romans.

ecoutez nos défaitesÉcoutez nos défaites, Laurent Gaudé, sortie le 17 août 2016, Actes Sud

Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d’élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d’une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l’envahisseur fasciste… Un roman inquiet et mélancolique qui constate l’inanité de toute conquête et proclame que seules l’humanité et la beauté valent la peine qu’on meure pour elles.

9782226328755-jLa valse des arbres et du ciel, de Jean-Michel Guenassia, sortie le 17 août 2016, Albin Michel

Auvers-sur-Oise, été  1890. Marguerite Gachet est une jeune fille qui étouffe dans le carcan imposé aux femmes de cette fin de siècle. Elle sera le dernier amour de Van Gogh. Leur rencontre va bouleverser définitivement leurs vies.

 

beaux rivagesBeaux rivages, de Nina Bouraoui, sortie le 24 août 2016, JC Lattès

C’est une histoire simple, universelle. Après huit ans d’amour, Adrian quitte A. pour une autre femme : Beaux rivages est la radiographie de cette séparation.

 

 

Breve_histoire_de_sept_meurtresBrève histoire de sept meurtres, de Marlon James, sortie le 17 août 2016, Albin Michel

Kingston, 3 décembre 1976. Deux jours avant un concert en faveur de la paix organisé par le parti au pouvoir, dans un climat d’extrême tension politique, sept hommes armés font irruption au domicile de Bob Marley. Le chanteur est touché à la poitrine et au bras. Pourtant, à la date prévue, il réunit 80 000 personnes lors d’un concert historique
Construit comme une vaste fresque épique abritant plusieurs voix et des dizaines de personnages, ce livre monumental nous entraîne en Jamaïque et aux États-Unis, des années 1970 à nos jours. Convoquant hommes politiques, journalistes, agents de la CIA, barons de la drogue et membres de gangs, il s’interroge avec force sur les éternelles questions du pouvoir, de l’argent, de la politique et de la violence du monde.

amour monstreAmour monstre, de Katherine Dunn, sortie le 18 août 2016, Gallmeister

La joyeuse famille Binewski est tout sauf banale. Ivres d’amour et nourrissant de grands projets pour leur spectacle itinérant, Al et Lil décident d’engendrer à coup d’amphétamines et de radiations la plus belle brochette de phénomènes de foire au monde. Alors, bienvenue chez les monstres : il y a Arturo l’Aquaboy, doté de nageoires et d’une ambition digne de Genghis Khan; Iphy et Elly, sœurs siamoises et musiciennes talentueuses; Oly, naine bossue et albinos. Seul détonne l’étonnamment normal Chick… jusqu’à ce qu’il révèle des qualités bien particulières. Pour autant, cette famille est habitée de passions bien humaines, et une terrible rivalité entre frères et sœurs ne tarde pas à menacer le bonheur des Binewski.

Station-eleven_6281Station Eleven, Emily St John Mandel, sortie le 24 août 2016, Rivages

Une pandémie foudroyante a décimé la civilisation. Une troupe d’acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Ce répertoire classique en est venu à représenter l’espoir et l’humanité au milieu des étendues dépeuplées de l’Amérique du Nord.
Centré sur la pandémie mais s’étendant sur plusieurs décennies avant et après, Station Eleven entrelace les destinées de plusieurs personnages dont les existences ont été liées à celle d’un acteur connu, décédé sur scène la veille du cataclysme en jouant Le Roi Lear. Un mystérieux illustré, Station Eleven, étrangement prémonitoire, apparaît comme un fil conducteur entre eux…

ou la lumière s'effondreOù la lumière s’effondre, Guillaume Sire, sortie le 25 août 2016, Plon

Détruire internet ? Dangereux, mais pas impossible. Dieu connecté, magnat de la Silicon Valley, Paul s’est retourné contre sa création. Quand on lui tire dessus, il confie l’opération à son ami d’enfance, Robin, un programmeur lunatique mais incroyablement doué. Mais Robin n’est pas Paul. Viscéralement attaché à la technologie qu’il a contribué à créer, il veut venger son ami sans renoncer à son rêve américain sur les rives de la baie de San Francisco. Détruire internet, est-ce envisageable?